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« Il m’a étranglée dans le noir » : refusant la coépouse, elle subit une violente agression

Le Tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye a jugé une affaire de violences conjugales impliquant un comptable accusé d’avoir agressé son épouse dans un contexte de tensions liées à un projet de second mariage. Le prévenu a été reconnu coupable et condamné à une peine assortie de sursis.
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Le Tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye a examiné, ce lundi, une affaire de violences conjugales mettant en cause A. S. Sow, poursuivi pour coups et blessures volontaires et menaces de mort sur son épouse, N. Cissé. Les faits ont donné lieu à une incapacité temporaire de travail (ITT) de six jours, selon le certificat médical versé au dossier. À la barre, la plaignante a livré un récit détaillé des faits. Elle a expliqué que son mari, de retour de voyage, aurait coupé l’électricité dans leur chambre avant de l’agresser lorsqu’elle lui en a demandé la raison.

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Bagarre entre ivrognes
Bagarre entre ivrognes

Elle affirme avoir été étranglée puis frappée au visage, entraînant notamment une tuméfaction et une blessure à l’épaule constatées médicalement. De son côté, le prévenu a contesté les accusations d’étranglement, tout en reconnaissant une altercation. Il a évoqué un climat conjugal dégradé, lié à son intention de contracter un second mariage. Selon lui, cette annonce aurait provoqué des tensions persistantes au sein du couple. Il a toutefois admis avoir repoussé son épouse lors de la dispute. Le tribunal a rappelé qu’au cours de l’enquête préliminaire, le mis en cause avait reconnu des faits d’étranglement, bien qu’il ait tenté de les minimiser à l’audience. La plaignante a, pour sa part, maintenu ses déclarations, évoquant également des violences antérieures survenues quelques jours avant les faits jugés.

Tribunal-de-grande-instance-de-Pikine-Guediawaye
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Les avocats de la partie civile ont soutenu que les faits s’inscrivaient dans une série de violences répétées au sein du ménage. Ils ont mis en avant des certificats médicaux antérieurs et sollicité l’application des dispositions prévues par le Code pénal en matière de violences conjugales, réclamant des dommages et intérêts. Le ministère public a requis l’application de la loi pénale, tandis que la défense a plaidé la clémence. Les avocats du prévenu ont évoqué un contexte de jalousie et soutenu qu’il ne s’agissait pas d’un homme violent, appelant le tribunal à une appréciation bienveillante des faits. Au terme des débats, le tribunal a relaxé le prévenu du chef de menaces de mort. Les faits ont été requalifiés en coups et blessures volontaires simples. A. S. Sow a été reconnu coupable et condamné à une peine de trois mois d’emprisonnement avec sursis. Il a également été condamné à verser la somme de 300 000 FCFA à son épouse à titre de dommages et intérêts.

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