Peu après, l'agence de presse officielle iranienne IRNA a indiqué que le président iranien Massoud Pezeshkian le chef du pouvoir judiciaire Gholamhussein Mohseni Ejei et un juriste du Conseil des Gardiens assureraient la transition du régime iranien. Puis, ce dimanche, l'agence de presse ISNA news a annoncé que Alireza Arafi a été nommé à la tête du conseil des dirigeants, cet organe chargé de remplir le rôle du guide suprême dans l'attente de nouvelles élections. Membre du Conseil des Gardiens, Alireza Arafi siègera donc aux côtés de Massoud Pezeshkian et de Gholamhossein Mohseni Ejei.
Trois successeurs potentiels
Ali Khamenei était en place depuis 1989 et détenait l'autorité suprême sur toutes les branches du gouvernement, sur l'armée et sur le pouvoir judiciaire. Il était vénéré par ses fidèles comme un représentant de Dieu et comme le commandant en chef des forces armées, ayant le dernier mot sur toutes les questions d'État importantes.
Avant que les bombes américaines et israéliennes ne commencent à tomber samedi, l'ayatollah Ali Khamenei, qui se considérait comme le responsable de la survie de la République islamique, avait déjà prévu une transition du pouvoir en cas de décès et désigné des successeurs potentiels. Le guide suprême, dont la Constitution autorise à déléguer ses pouvoirs, doit être un haut dignitaire chiite, nommé par un comité de religieux appelé l'Assemblée des experts.
Comme l'explique le New York Times, en juin 2025, durant les douze jours de guerre contre Israël, alors que l'ayatollah Khamenei était en fuite, ce dernier a désigné trois candidats susceptibles de lui succéder rapidement. Selon le quotidien américain, ces trois personnalités sont Gholamhussein Mohseni Ejei ; le chef de cabinet de l'ayatollah Khamenei, Ali Asghar Hejazi - tué samedi ; ainsi que Hassan Khomeini, un religieux modéré issu de la faction politique réformiste et petit-fils de l'ayatollah Khomeini.
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Le fils de l'ayatollah Khamenei, Mojtaba, qui a été une figure influente dans l'ombre, est pourtant plébiscité par certaines factions, mais l'ayatollah Khamenei a déclaré à ses partisans qu'il ne souhaitait pas que le poste de guide suprême soit héréditaire, précise le New York Times.
Source : L'express.fr