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Le FMI accorde 2,2 millards de dollars au Sénégal : les 3 interrogations de Ousmane Sonko

sonko
Le président de l'Assemblée nationale a réagi à l'accord de 2,2 milliards de dollars, soit 1245 milliards FCFA conclu entre le FMI et le Sénégal.
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Le Sénégal et le Fonds monétaire international (FMI) sont enfin parvenus à un accord, le 1er septembre en concluant un staff-level agreement ouvrant la voie à un nouveau programme de financement de 2,2 milliards de dollars sur trente-six mois. Si le gouvernement du Sénégal jubile, Ousmane Sonko décèle plusieurs zones d'ombres. Dans un post publié sur sa page Facebook, le président de l'Assemblée nationale déclare : "le langage diplomatique tenu de part et d'autre ne donne aucune information sur le détail de ce projet d'accord, ni sur les engagements du Sénégal, tels qu'ils ressortent du communiqué du FMI".

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Kristalina Georgieva est DG du FMI depuis le 1er octobre 2019
Kristalina Georgieva est DG du FMI depuis le 1er octobre 2019

Il s'interroge sur les engagements du Sénégal sur le « traitement de sa dette et les principales réformes prévues (viabilité des finances publiques, protection des ménages vulnérables, mobilisation des ressources intérieures, rationalisation des dépenses, filets de protection sociale, supervision des entreprises publiques, environnement des affaires…). Quels sont les audits internationaux de la dette qui étaient exigés, se demande-t-il.

Sonko exige la "transparence absolue"

Il rembobine : "Autant d'engagements qui interpellent tous les Sénégalais, au nom desquels ils sont pris et qui en supporteront seuls le poids actuel et futur. Pour avoir participé pendant de longs mois à ces discussions et en connaître certaines orientations qui ne reproduisent que les erreurs du passé, j'en appelle à la transparence absolue."

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Dans la foulée, il demande au gouvernement du Sénégal ⁠de publier le mémorandum de politiques économiques et financières, validé par les deux parties, pour une information correcte et pour qu'un débat sain soit ouvert sur les engagements du Sénégal. A défaut, dit-il, défaut, de le transmettre à l'Assemblée nationale, représentation populaire.

"Dans tous les cas, les grandes orientations de ces engagements seront contenues dans une éventuelle loi de finances rectificative (LFR) ou dans le projet de loi de finances pour l'année 2027 qui sera soumis à l'Assemblée nationale au mois d'octobre 2026. Et le débat aura lieu !", promet-il.

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