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Invité de Seneweb, le président de l’Union pour un Sénégal Juste (USJ), Seydina Oumar Touré, a livré une lecture critique de la rupture entre le chef de l’État Bassirou Diomaye Faye et le leader de PASTEF, Ousmane Sonko. L’ancien officier de gendarmerie impute clairement la responsabilité de cette fracture à ce dernier, tout en appelant au respect des institutions.
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Le président de l’Union pour un Sénégal Juste (USJ), le capitaine Seydina Oumar Touré, s’est exprimé sans détour sur les tensions au sommet de l’État, lors d’une intervention sur Seneweb. Selon lui, la rupture entre le président Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko ne laisse guère de place à l’ambiguïté quant aux responsabilités. « C’est Ousmane Sonko qui a tourné le dos au président et exposé ses hommes », a-t-il affirmé. Revenant sur l’image d’« homme de la révolution » souvent associée au leader de PASTEF, Seydina Oumar Touré nuance cette perception. À ses yeux, la véritable rupture avec l’ancien système est incarnée par l’accession au pouvoir de Bassirou Diomaye Faye. « Nous avons changé un régime. Si c’est cela la révolution, alors le président Diomaye l’incarne pleinement », a-t-il soutenu.

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Le capitaine Touré rappelle également que la campagne présidentielle s’était construite autour de la candidature de l’actuel chef de l’État. Il juge incohérent de remettre en cause aujourd’hui ce choix collectif. « On ne peut pas avoir demandé aux Sénégalais d’élire Diomaye et prétendre ensuite qu’il n’est plus l’homme que nous avons présenté », a-t-il déclaré, rejetant au passage l’idée d’une désignation unilatérale par Ousmane Sonko. Poursuivant son analyse, il estime que si une figure de guide doit être reconnue, elle ne peut être que celle du président de la République. « S’il y a un guide dans ce pays, c’est Bassirou Diomaye Faye », a-t-il martelé, tout en saluant le soutien initial de Sonko à sa candidature, qu’il qualifie d’« acte de grandeur ». Seydina Oumar Touré s’est également interrogé sur la dégradation des relations entre les deux hommes, compagnons politiques de longue date. « Ils ont cheminé ensemble pendant plus de dix ans. Comment peut-on découvrir en deux ans seulement ce qu’on lui reproche aujourd’hui ? », s’est-il interrogé, balayant les accusations de manipulation visant le chef de l’État. Selon lui, certaines prises de parole publiques d’Ousmane Sonko, notamment lors d’un déplacement à Touba, ont contribué à fragiliser des responsables de son camp. « Lorsqu’on est Premier ministre, il y a des déclarations que l’on ne peut pas faire publiquement sur le président », a-t-il insisté, évoquant des conséquences directes pour certains cadres convoqués par la suite au Palais.

sonko et diomaye
sonko et diomaye
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Interrogé par ailleurs sur la gestion de l’Agence d’assistance à la sécurité de proximité (ASP), Seydina Oumar Touré a rappelé les règles qui encadrent le fonctionnement de l’institution. Sans commenter de cas individuel, il a insisté sur le devoir de réserve des agents. « Un agent ne doit pas s’attaquer aux institutions de la République. S’il souhaite adopter une telle posture, il doit quitter ses fonctions », a-t-il tranché. En conclusion, le président de l’USJ a appelé à préserver les fondements institutionnels du Sénégal. « Nous sommes une jeune démocratie avec des bases solides qu’il faut consolider plutôt que fragiliser », a-t-il déclaré.

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