Six mois de prison avec sursis ont été requis ce mardi 9 décembre 2025 contre le Sarthois Vincent Cerutti, jugé devant le tribunal correctionnel de Paris pour agression sexuelle. Il est reproché à l’ancien animateur de Chérie FM d’avoir mordu, à deux reprises, les fesses d’une collègue, à l’époque standardiste. L’affaire remonte à 2015.
Ces deux morsures ont une connotation sexuelle évidente, a déclaré la procureure dans son réquisitoire, rappelant qu’elles visaient exclusivement une partie intime, à savoir les fesses. Le ministère public a également réclamé 10 000 € d’amende à l’encontre de l’ancien présentateur de l’émission « Danse avec les stars » sur TF1.
Une marque « assez impressionnante »
Les faits remontent à 2015-2016, dans la matinale de Chérie FM, alors animée par le Sarthois Vincent Cerutti. À la barre, l’ancienne standardiste a raconté l’agression sexuelle qu’elle affirme avoir subie en novembre 2015. L’animateur l’aurait mis au sol, les mains derrière le dos, pour la mordre à la fesse gauche. Elle a expliqué avoir crié de douleur avant l’intervention d’un collègue. Face à la photo d’un hématome présentée au dossier, le président du tribunal a parlé d’une marque assez impressionnante.
On est avant MeToo, je ne sais pas ce que c’est une agression sexuelle, a souligné celle qui est aujourd’hui vice-présidente de l’association MeTooMedia.
Un drôle de jeu
Devant le tribunal, Vincent Cerutti, 43 ans, a reconnu cette morsure, contestant néanmoins toute violence ou connotation sexuelle. Il a parlé d’un jeu d’équipe baptisé Tout cul tendu mérite son dû. Et l’a comparé au jeu chat-bite.
On n’est pas sur France Inter a ajouté Vincent Cerutti, alors animateur d’une émission pour divertir. Et de prétendre avoir également été mordu par la plaignante. Il n’y a que Monsieur Cerutti qui mord, a néanmoins répliqué cette dernière.
Une autre morsure remonterait à février 2016. L’animateur conteste cette deuxième morsure, mais a dit sa honte d’avoir joué à ce jeu ridicule. Le Sarthois, qui se revendique féministe, estime qui il est impossible qu’il soit l’auteur d’agression sexuelle. Le jugement a été mis en délibéré au 4 février 2026.