Le « Modou-Modou » frappe sa belle-mère au motif que son père a pris une deuxième femme
Le Modou-Modou M. Mb. (35 ans) traîne une oisiveté pesante depuis son retour d’Italie. Les faits qui lui valent de se retrouver devant la Justice sénégalaise remontent à la nuit du 13 janvier dernier. Alors que le quartier Darou Salam de Keur Massar s’est déjà enveloppé dans le silence, la maison familiale bascule dans la terreur. Nd.R. Sarr, cousine par alliance et belle-mère du prévenu, s’est réveillée en sursaut. «Il était revenu, ivre comme un Polonais, agité, criant et gesticulant. Il frappait la porte avec une telle violence que j’ai cru qu’il allait la défoncer. Par le trou de la serrure, je l’ai vu avec une bouteille vide, proférant des menaces de mort», raconte-t-elle à la barre du tribunal de Pikine-Guédiawaye.
Ce n’était pas un coup d’essai. Quelques jours plus tôt, relate L'OBS, c’est avec un couteau à la main que l’émigré s’illustre. Pour éviter l’irréparable, la mère de deux enfants a dû solliciter l’intervention du chef de quartier, lequel alerte les éléments de la Brigade de recherches. Lors de la perquisition, les gendarmes découvrent des résidus de chanvre indien et un cornet dissimulé dans les toilettes.
Interrogé par le Procureur, il reconnaît sans ciller avoir déjà été condamné en Italie pour violences lors d’altercations avec des ressortissants chinois. Pourtant, pour tenter d’expliquer sa dérive, l’homme invoque un «mal-être» profond lié à la polygamie de son père. Selon lui, l’arrivée de sa tante comme coépouse de sa mère aurait brisé l’harmonie familiale, provoquant ses troubles psychologiques.
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L’avocat de la partie civile a dressé le portrait d’un homme désespéré qui utilise ses «beuveries» pour terroriser sa tante et ses jeunes enfants de 10 et 12 ans. Demandant le franc symbolique, il a souligné que M. Mbaye était en conflit permanent avec lui-même. La défense, de son côté, a plaidé l’irresponsabilité pénale partielle. «Mon client est un homme malade, instable, qui ne jouit pas de toutes ses facultés.
Ce n’est pas la prison qui réglera son problème, mais un suivi médical et un internement», a martelé son conseil, sollicitant la clémence et la relaxe pour la détention de drogue. Le tribunal, après délibéré, a relaxé le prévenu pour détention de chanvre indien. Toutefois, reconnu coupable de violences et de menaces, M. Mbaye a été condamné à 6 mois de prison, dont 3 mois ferme, et devra verser le franc symbolique à sa tante.