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Le rappeur Maître Gims placé en garde à vue dans une affaire de blanchiment

Le chanteur franco-congolais Maître Gims a été placé en garde à vue en France dans le cadre d’une enquête pour blanchiment en bande organisée. L’affaire, qui s’inscrit dans une investigation de grande ampleur, porterait notamment sur des montages financiers complexes et un projet immobilier de luxe au Maroc.
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Le rappeur Maître Gims, de son vrai nom Gandhi Djuna, a été placé en garde à vue ce mercredi en France, dans le cadre d’une enquête portant sur des faits présumés de blanchiment en bande organisée. Selon des informations relayées par le parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco), l’artiste a été interpellé à son arrivée à l’aéroport Aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, alors qu’il s’apprêtait à passer les contrôles douaniers le 25 mars.

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D’après les révélations du média spécialisé Africa Intelligence, cette affaire s’inscrirait dans une enquête visant un réseau international soupçonné de blanchiment de capitaux. Les investigations portent notamment sur l’utilisation de sociétés écrans dans plusieurs pays, permettant de contourner la TVA, d’émettre de fausses factures et de dissimuler l’origine de fonds illicites. Toujours selon la même source, plusieurs individus, dont d’anciens trafiquants reconvertis dans la criminalité financière, auraient déjà été identifiés dans ce dossier. Les autorités s’intéressent également à certains investissements, notamment un projet immobilier de luxe porté par l’artiste à Marrakech.

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Baptisé Sunset Village Private Residences, ce complexe prévoit la construction de plus d’une centaine de villas haut de gamme autour d’un lagon artificiel, avec des infrastructures de loisirs et de bien-être. Le projet, lancé en 2025, représenterait un investissement global estimé à plusieurs dizaines de millions d’euros. À ce stade, aucune déclaration officielle n’a été faite par la défense de l’artiste. Son avocat, David-Olivier Kaminski, n’a pas souhaité commenter l’affaire dans l’immédiat « son nom revient dans une enquête menée par les autorités françaises impliquant une myriade de sociétés spécialement constituées dans différents pays pour se jouer de la TVA et autres taxes françaises, faciliter l’émission de fausses factures, blanchir des fonds provenant d’activités illégales et en dissimuler l’origine » a t-il martelé.

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