Le Trésor public piraté, 70 Go de données sensibles ont fuité
Après la Direction générale des impôts et domaines (Dgid) en octobre 2025, la Direction de l’automatisation des fichiers (Daf) en février 2026, c’est au tour de la Direction générale de la comptabilité publique et du trésor (Dgcpt) d’être victime d’une cyberattaque. Avant cela, en 2022, l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp) avait été la cible des hackers. En mai 2023, plusieurs sites gouvernementaux (Présidence, ministères, ambassades…) avaient été paralysés par des hackers se réclamant de la Mysterious team.
70 Go de données sensibles auraient fuité sur le dark web
Comme à chaque incident de ce type, les autorités ont publié un communiqué laconique, sans entrer dans les détails. La Dgcpt a fait savoir qu’un «incident affecte une partie de ses systèmes d’information depuis le dimanche 10 mai 2026», tout en précisant que des mesures conservatoires ont été prises conformément au plan de continuité d’activité. 70 Go de données sensibles auraient pourtant fuité sur le dark web. Une intrusion informatique d’ampleur qui relance les interrogations sur la vulnérabilité numérique du pays, la protection des données des citoyens et la capacité de l’État à faire face à une menace devenue mondiale.
Le Sénégal fait face depuis plusieurs mois à une multiplication inquiétante des cyberattaques visant des institutions stratégiques de l’État. Entre failles sécuritaires, enjeux de souveraineté numérique et risques de déstabilisation économique, le pays semble désormais confronté à une véritable guerre silencieuse menée dans le cyberespace. L’on se souvient que les pirates qui avaient attaqué la Dgid auraient réclamé une rançon de 250.000 dollars.