Les films d’horreur, un allié inattendu pour la santé mentale, selon des experts
Il est souvent difficile de rester impassible devant les scènes angoissantes des films d’horreur. Pourtant, de nombreux amateurs du genre recherchent volontairement ces sensations fortes. Pour certains, ces expériences cinématographiques servent de moyen d’évacuer des peurs réelles ou de mieux apprivoiser l’anxiété du quotidien. Selon une étude publiée en 2026, ce rapport particulier à la peur pourrait avoir des effets positifs sur le bien-être psychologique. Les chercheurs ont observé plus de 300 personnes habituées aux films d’horreur. Plusieurs participants affirment traverser plus sereinement certaines périodes de stress, estimant que ces films leur permettent de « mieux contrôler leurs émotions ».
Sur le plan physiologique, les films d’horreur activent les mêmes réactions que face à un danger réel : accélération du rythme cardiaque, tension accrue ou encore dilatation des pupilles. Mais cette activation reste sans conséquence réelle et est suivie, une fois le film terminé, d’une sensation de soulagement et parfois de plaisir, liée à la libération de dopamine. Les experts évoquent également le concept de VANE (Voluntary Arousing Negative Experiences), qui désigne la recherche volontaire d’expériences négatives mais contrôlées. Dans ce cadre, le spectateur s’expose à la peur dans un environnement sécurisé, ce qui pourrait favoriser une meilleure régulation émotionnelle. Cette exposition encadrée pourrait, selon certains spécialistes, s’apparenter à une forme de « thérapie douce » ou de désensibilisation progressive.
Elle aiderait certaines personnes à faire face à des situations stressantes ou à des souvenirs difficiles, en renforçant leur capacité d’adaptation. Toutefois, les chercheurs insistent sur la prudence. Si les premiers résultats sont encourageants, ils restent encore limités et ne permettent pas de généraliser ces effets à l’ensemble de la population. Des études complémentaires seront nécessaires pour mieux comprendre les mécanismes en jeu et évaluer un éventuel usage thérapeutique encadré. En attendant, les films d’horreur apparaissent pour certains non seulement comme un divertissement, mais aussi comme un terrain d’expérimentation émotionnelle où la peur, paradoxalement, pourrait devenir un outil de résilience.