13 mois derrière les barreaux : Maodo Malick Mbaye enfin libre
Nouveau rebondissement dans l’affaire liée à la gestion de l’Agence nationale de la maison de l’outil (ANAMO). Maodo Malick Mbaye, ancien directeur général de l’agence, a recouvré la liberté après plusieurs mois de détention provisoire. Arrêté le 22 juillet 2025 dans le cadre d’une enquête portant sur un présumé détournement de deniers publics évalué à 619 millions de francs CFA, l’ancien responsable de l’ANAMO bénéficie désormais d’une liberté provisoire assortie d’un contrôle judiciaire. La décision a été confirmée par son conseil, Me Oumar Youm. Cette mesure intervient après environ treize mois de détention provisoire. Durant cette période, le juge d’instruction avait déjà émis à deux reprises des avis favorables à une mise en liberté provisoire. Ces décisions s’étaient toutefois heurtées au veto du procureur de la République. Tout au long de la procédure, Maodo Malick Mbaye a maintenu sa ligne de défense. Entendu sur le fond du dossier et confronté à certains de ses anciens collaborateurs, notamment le directeur des affaires financières (DAF) et l’agent comptable, il a nié tout détournement de deniers publics ainsi que tout acte frauduleux dans la gestion de l’ANAMO.
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Sa mise en liberté sous contrôle judiciaire ne met toutefois pas fin à la procédure. L’instruction se poursuit et l’ancien directeur général reste concerné par les poursuites dans cette affaire. Ses avocats entendent poursuivre la bataille judiciaire. Ils ont notamment indiqué que « le combat ne fait que commencer pour obtenir un non-lieu pour Maodo Malick Mbaye ». Au début de l’affaire, Maodo Malick Mbaye avait quitté ses fonctions professionnelles au Maroc pour rentrer volontairement au Sénégal. Il avait alors fait part de sa volonté de se mettre à la disposition de la justice de son pays afin de répondre aux accusations portées contre lui. Quelques jours avant son placement sous mandat de dépôt, il avait notamment affirmé, dans une publication sur sa page Facebook, vouloir « faire face à la justice de son pays aux fins de laver son honneur ». Avec cette liberté provisoire assortie d’un contrôle judiciaire, l’ancien patron de l’ANAMO retrouve donc la liberté en attendant la suite de la procédure judiciaire.