Mia Guissé rend hommage à Halima Gadji : un chant de douleur pour une actrice qui souffrait en silence
Le monde culturel sénégalais continue de pleurer la disparition de Halima Gadji, figure emblématique du paysage audiovisuel national. Touchée personnellement par cette perte, l’artiste Mia Guissé a décidé de lui rendre hommage à travers un titre musical chargé d’émotion, dévoilé comme un cri du cœur et un acte de mémoire.
Dans « Hymne de la douleur », Mia Guissé met des mots et des notes sur le chagrin, l’admiration et l’incompréhension laissés par le départ de celle que le public surnommait affectueusement « notre Marème Dial nationale ». La chanson évoque une femme forte en apparence, mais qui portait en elle une souffrance invisible, longtemps tue. « Si demain je pars, je te prie juste de faire deux rakkas pour moi et de me pardonner », chante l’artiste, dans une supplique bouleversante où se mêlent spiritualité, pardon et humanité. Au-delà de l’hommage personnel, le single prend une dimension collective.
Il interpelle sur la question de la santé mentale, encore largement taboue, notamment dans les milieux artistiques où la pression, l’exposition et les attentes sociales pèsent lourdement. En mettant en lumière cette douleur silencieuse, Mia Guissé invite à regarder autrement les figures publiques, souvent idéalisées, mais profondément humaines. Cet hommage musical s’inscrit ainsi comme un acte de transmission et de sensibilisation. Il rappelle que derrière les sourires à l’écran, les rôles incarnés et la célébrité, peuvent se cacher des combats intimes.
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Halima Gadji laisse derrière elle une empreinte indélébile, tant par son talent que par l’émotion suscitée après son départ. À travers cette œuvre sobre et sincère, Mia Guissé transforme la peine en message, et la mémoire en appel à la compassion. Un dernier salut à une étoile du cinéma sénégalais, partie trop tôt, mais dont la voix continue de résonner dans les cœurs.