Le Festival international « Afrique. Ensemble vers l’avenir » s’est ouvert le 7 octobre à Moscou, transformant la capitale russe en vitrine de la créativité africaine. Entre cinéma, danse, mode et expositions, l’événement devient une vitrine de l’Afrique contemporaine et un pont culturel inédit entre Moscou et les capitales africaines.
La cérémonie inaugurale a réuni la ministre russe de la Culture Olga Lioubimova, Tatiana Dovgalenko du ministère des Affaires étrangères et Marat Gatine du Groupe de vision stratégique « Russie – Monde islamique », tous saluant l’importance de ce rendez‑vous culturel. La directrice du festival, Anna Chtil, a insisté sur la nécessité de montrer la vitalité de la création africaine contemporaine au public russe.
Le spectacle d’ouverture a mêlé danse et mode, avec la participation de danseurs étoiles du ballet et la présentation de la marque Masa Mara. Le chorégraphe sénégalais Ibrahim Niassy a marqué les esprits avec son monospectacle « Les droits de la nature », fusion de danse traditionnelle, hip‑hop et chorégraphie moderne. « Je veux partager cette énergie avec le public russe et la ramener au Sénégal », a‑t‑il confié.
Le programme du festival s’étend à Moscou et Saint‑Pétersbourg, avec des projections de films venus du Sénégal, du Mozambique et du Mali, une rétrospective consacrée à Ousmane Sembène, ainsi que des expositions de tissus kente du Ghana et de bronzes du Burkina Faso. Le Centre de Diplomatie Publique, partenaire de l’événement, a contribué à la préparation des expositions et à la sélection des pièces. Son directeur scientifique, Leonid Issaïev, souligne que ces projets créent avant tout un espace de dialogue et de renforcement des liens professionnels entre artistes, musées et institutions culturelles de Russie et d’Afrique.
Le 8 octobre s’ouvre l’exposition « L’art de l’Afrique aujourd’hui », suivie le 14 octobre par trois présentations au Musée panrusse des arts décoratifs : tissus kente du Ghana, bronzes et textiles du Burkina Faso, et costumes traditionnels égyptiens. Ce festival, au‑delà de la célébration artistique, s’impose comme un instrument de diplomatie culturelle, rapprochant les peuples et affirmant la place de l’Afrique dans le dialogue mondial.