Obsèques de Halima Gadji : l’émouvant adieu qui a réuni célébrités et foule d’anonymes
L’émotion était à son paroxysme à l’hôpital Idrissa Pouye, où se déroulait la levée du corps de l’actrice Halima Gadji. Proches, collègues et membres du milieu cinématographique s’y sont retrouvés, pétris de chagrin, pour rendre un dernier hommage à la femme de 36 ans qui avait marqué l’industrie par son talent et sa lumière. Ce moment de recueillement s’est rapidement mué en un déchirement collectif, tristesse et consternation témoignant de l’immensité de la perte. Entre l’angoisse palpable, les derniers adieux et les souvenirs indélébiles, le cortège a pris la direction du cimetière de Yoff, où Halima Gadji a trouvé son dernier repos.
La morgue de l’hôpital Idrissa Pouye est le théâtre de cette immense douleur. C’est là que se tient la levée du corps de Halima Gadji. L’actrice talentueuse, cette femme pleine de vie, est emportée trop tôt. Il est 14 h 20 lorsque le corbillard noir se présente devant la porte de la morgue noir de monde. La scène se déroule dans une grande sobriété. L’émotion envahit chaque recoin de la pièce. Les visages sont marqués par la souffrance. Les regards sont vides, perdus dans la tristesse et l’incompréhension, relate L'OBS. Beaucoup appartiennent au milieu cinématographique, un univers que Halima connaissait intimement, un monde qu’elle a illuminé de son talent. Mais aujourd’hui, ces visages sont assombris par la douleur. Ils se reconnaissent, mais aucun mot ne suffit pour traduire ce qu’ils ressentent.
Des cris étouffés aux murmures d’invocation
Un peu plus loin, Kader Gadji, le frère de la défunte, se tient là. Abattu, vêtu d’un djellaba bleu, il tente de masquer sa peine derrière une paire de lunettes sombres. Mais son regard trahit tout. Fatigué, épuisé, il reçoit sans relâche des étreintes de proches, des gestes de réconfort qui cherchent à alléger un fardeau trop lourd. Kader est aussi dans l’organisation. Il gère les appels incessants sur son téléphone, répond machinalement aux obligations du moment. Pourtant, son esprit est ailleurs, figé dans cet instant suspendu. Le silence est pesant. Les minutes s’égrènent avec une lenteur insoutenable
L’attente devient oppressante. Chaque seconde semble doubler le poids de la perte. Des cris étouffés résonnent dans l’espace carrelé. Les larmes se mêlent aux gestes tendres, aux tapotements sur les épaules, aux murmures d’invocation. L’atmosphère est lourde, saturée d’une angoisse palpable. Certains murmurent des «La Ilaha illallah», comme pour apaiser les cœurs. Mais ces mots ne suffisent pas à effacer la douleur. D’ailleurs, aucun mot ne semble capable d’alléger cette peine.
Yoff, la dernière demeure
Parmi ceux qui portent la caisse, Kader Gadji est là, le corps tendu, le visage ravagé par une douleur infinie. Il saisit la caisse avec gravité. À ses côtés, Débora Mundud, animatrice à Canal Plus, s’effondre dans une détresse dévastatrice. «Halima était mon amie, elle était une personne sincère. C’était mon amie», confie-t-elle, la voix brisée par les sanglots. Ses mots sont lourds, chargés d’une émotion qui l’étouffe. Elle pleure cette amie disparue, cette actrice qui faisait rayonner tout ce qu’elle touchait. Vers 15 heures, les portes du corbillard se referment. La scène semble figée, suspendue hors du temps.
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Le cortège prend alors la direction du cimetière de Yoff. Le trajet paraît interminable. Puis vient le cimetière, lieu ultime du repos. Les visages, baignés de larmes, se tournent une dernière fois vers l’endroit où elle repose. Et malgré l’injustice de cette perte, une forme de réconfort se dessine dans cette douleur partagée. Car Halima Gadji ne disparaît pas totalement. Elle demeure dans les souvenirs, dans les rires, dans les films qui continueront à parler d’elle, à célébrer son talent et sa lumière. Elle est là, partout, dans le cœur de ceux qui l’ont aimée.