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Reconnu coupable d’avoir simulé un braquage pour masquer un déficit financier, le gérant de la station Oryx de Bambilor a été condamné à deux ans de prison ferme.
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Le tribunal correctionnel de Dakar a rendu son verdict dans l’affaire impliquant la station-service Oryx de Bambilor. Le gérant, M. L. Ndiaye, a été reconnu coupable d’association de malfaiteurs, de vol en réunion et d’abus de confiance. Il a écopé d’une peine de deux ans de prison ferme, assortie du paiement de 30 millions de francs CFA à titre de dommages et intérêts. Selon les éléments rapportés à l’audience, le prévenu aurait orchestré un faux braquage afin de dissimuler un déficit financier estimé à 25 millions de francs CFA.

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braquage armée
braquage armée

Lors de l’enquête, il avait reconnu les faits devant le magistrat instructeur, expliquant avoir mis en place ce stratagème après un premier manque de 5 millions.Toutefois, à la barre, M. Ndiaye a adopté une ligne de défense différente. Il a tenté de justifier une partie du déficit par des ventes de carburant à crédit, destinées selon lui à dynamiser l’activité de la station. Concernant la somme principale, il a maintenu la thèse d’un véritable braquage. « C’est au moment où j’étais à la station pour procéder à l’inventaire vers 9 heures que j’ai été attaqué dans les bureaux avant que la recette ne soit emportée », a-t-il déclaré, évoquant un montant compris entre 18 et 19 millions de francs CFA et dénonçant l’absence de dispositif de sécurité sur les lieux. Une version contestée par la partie civile.

Prison
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L’avocat de la société Oryx a évoqué une complicité interne, impliquant notamment un pompiste, et dénoncé une manœuvre frauduleuse ayant causé un important préjudice à l’entreprise. Du côté de la défense, l’avocat du prévenu a fini par reconnaître que son client avait commis « l’erreur de simuler un braquage pour masquer un déficit », tout en plaidant pour la clémence, en soulignant que des remboursements avaient déjà été entamés. Le tribunal, suivant partiellement les réquisitions du procureur qui sollicitait trois ans de prison ferme, a finalement condamné le gérant à deux ans d’emprisonnement.

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