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Annoncé pour hier dimanche 31 mai 2026, le nouveau gouvernement n'est pas toujours formé, après dix jours d'attente. Voici les raisons du retard de la formation du gouvernement.
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Les raisons invoquées par le Palais 

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Depuis le limogeage d’Ousmane Sonko de la Primature, le Sénégal ne dispose toujours pas de gouvernement. Selon des sources proches de la Présidence receuillies par L'OBS, la publication du nouveau gouvernement n’interviendrait qu’après l’achèvement de la dernière séquence des consultations nationales engagées par le chef de l’État dans le cadre du dialogue ouvert avec les anciennes autorités, les forces politiques et les différentes composantes de la société. Aujourd’hui encore, le Président reçoit les représentants de la société civile, ultime étape d’un ballet institutionnel présenté comme indispensable à la stabilisation du climat politique avant toute recomposition gouvernementale.

Diomaye Faye conseil des ministres
Diomaye Faye conseil des ministres

Eviter une rupture brutale avec Pastef

Au Palais, le retard n’est plus perçu comme un vide, mais comme un temps de maturation politique.. Reste que cette mise en scène du temps long alimente, en retour, toutes les lectures stratégiques. Car au-delà du calendrier officiel, c’est bien une équation politique d’une rare densité qui se joue en coulisses. Entre fidélités partisanes, équilibres institutionnels et exigences de gouvernance, la formation du nouveau gouvernement apparaît comme un exercice d’orfèvrerie politique où chaque nomination devient un signal, chaque omission une prise de position implicite.

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Pour le Dr Demba Guèye, enseignant-chercheur à l’Université Cheikh Anta Diop et spécialiste de l’analyse du discours politique, le chef de l’Etat aurait initialement cherché à constituer une équipe capable de préserver une partie de la base politique du parti, afin d’éviter une rupture brutale avec la formation majoritaire à l’Assemblée nationale. Mais cette stratégie se serait heurtée à des résistances internes. «Des responsables auraient été approchés sans que cela ne passe par Ousmane Sonko. C’est probablement ce qui a ralenti les choses», analyse-t-il, dans des propos repris par L'OBS.

diomaye et sonko
diomaye et sonko

Le Dr Guèye avance également l’hypothèse d’un limogeage insuffisamment anticipé. Pour lui, la lenteur observée dans la mise en place du nouvel exécutif traduirait une absence de préparation en amont. «Si la décision avait été mûrie de longue date, les profils auraient déjà été identifiés et le gouvernement aurait pu être installé rapidement», soutient-il. A cela s’ajoutent, selon lui, des contraintes techniques, notamment les enquêtes de moralité engagées sur certains profils pressentis, dans un contexte marqué par des controverses passées autour de nominations publiques. Enfin, le calendrier politique lui-même n’aurait pas facilité la transition, la séquence du limogeage ayant coïncidé avec la période de la Tabaski, traditionnellement peu propice aux consultations politiques intensives.

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