Rentrée scolaire 2026-2027 : d’importants changements en vue
La rentrée scolaire 2026-2027 approche alors que le gouvernement multiplie les annonces pour tenter d'en fluidifier le démarrage. Lors du Conseil interministériel présidé par le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô, vingt-sept directives prioritaires ont été arrêtées.
L'urgence la plus immédiate concerne les établissements touchés par l'hivernage. Plusieurs ministères sont mobilisés pour le nettoyage, le pompage des eaux, la réhabilitation des infrastructures et le rétablissement des installations sanitaires, hydrauliques et électriques. Le gouvernement demande par ailleurs le règlement des indemnités dues aux enseignants pour les examens du CFEE, du BFEM, du baccalauréat et de la formation professionnelle et technique. Il a également réaffirmé son engagement à respecter les accords conclus avec les syndicats.
Un paramètre inhabituel s'invite dans cette préparation : les Jeux olympiques de la Jeunesse Dakar 2026, prévus du 31 octobre au 13 novembre. Les autorités entendent garantir la continuité des enseignements pendant la compétition, avec des dispositions particulières pour les cent cinquante et un élèves-athlètes concernés et pour les établissements directement affectés par l'événement.
Sur le terrain des infrastructures, l'exécutif prévoit d'accélérer la construction de 2 500 salles de classe et ouvrages annexes. D'ici au 31 décembre 2026, les gouverneurs devront identifier les sites destinés à accueillir douze lycées nationaux pour l'équité et l'égalité des chances, quarante-six écoles élémentaires, quarante-six collèges d'enseignement moyen et quarante-six lycées. Un programme de réhabilitation des établissements historiques est également envisagé à partir de 2027.
Les réformes pédagogiques occupent une place tout aussi importante dans cette feuille de route. Le gouvernement veut accélérer la refonte des programmes scolaires, renforcer l'enseignement des sciences, des technologies, de l'ingénierie et des mathématiques, poursuivre le déploiement de l'enseignement bilingue et finaliser la réforme du baccalauréat au plus tard le 30 janvier 2027. S'y ajoutent la modernisation des daaras, l'enseignement privé, l'inclusion scolaire et la régularisation de l'état civil des élèves, à généraliser d'ici fin janvier 2027.
Le volet formation professionnelle n'est pas en reste : le gouvernement souhaite mieux l'adapter aux besoins du marché du travail, à travers le renforcement des équipements, l'intégration du numérique et un accompagnement renforcé des jeunes vers l'emploi.
Reste un indicateur qui invite à la prudence. Selon le bilan présenté par la RTS, sur les trente-deux directives adoptées pour la rentrée précédente, quatorze seulement ont été entièrement exécutées, les autres restant en cours de réalisation. Le gouvernement demande désormais leur achèvement en parallèle de la mise en œuvre de ces vingt-sept nouvelles mesures.