L'infirmière placée en garde à vue pour exercice illégal de la médecine
Le 14 mars dernier, un patient est mort dans des conditions mystérieuses au sein d'un cabinet paramédical situé à Gouye Mouride, un quartier populaire de Rufisque-Est. Trois jours plus tard, le 17 mars, l’information parvient à la police. L'information, troublante, déclenche aussitôt l'ouverture d'une enquête. Les agents se transportent sur les lieux, au cœur du quartier Gouye Mouride. Sur place, ils découvrent une structure de soins qui semble fonctionner en dehors de tout cadre légal. Aucune autorisation affichée, aucun agrément visible. Juste une femme qui se présente comme infirmière et qui reçoit des patients dans ce qui ressemble à un cabinet médical, sans en avoir le droit. Cette femme, décrit L'OBS, c'est M.N. Odoi, née le 6 décembre 1980 à Yaoundé, au Cameroun. Elle réside dans le quartier et exerce visiblement depuis un certain temps, à la vue de tous, mais dans l'ombre de la Loi.
À l'issue de son audition, l’infirmière est placée en garde à vue pour exercice illégal de la médecine. Un chef d'inculpation qui pourrait s'alourdir si l'enquête établit un lien direct entre son activité clandestine et le décès du patient. Le procureur de la République a été immédiatement avisé de la situation. Une enquête est désormais ouverte pour faire toute la lumière sur cette affaire. Pour l'heure, M.N. Odoi reste entre les mains de la justice. L'enquête devra déterminer si d'autres victimes pourraient être à déplorer et si des complicités ont permis à ce cabinet de fonctionner aussi longtemps dans l'illégalité. Au moins quatre cabinets médicaux clandestins ont été démantelés depuis le début de l’année.