Sa femme le quitte, il crée un faux compte Facebook et drague son ex sous une fausse identité pour la réconquérir
La reconquête sous une identité fictive
Il n'a jamais pardonné à sa femme qui l'a quittée. Ce devait être une simple séparation conjugale fut une descente aux enfers pour M. Sy, jeune femme et mère d'une petite fille. Son ex-mari, B. Gaye, entrepreneur, n'ayant pas supporté qu'elle tourne la page, a décidé de se venger. En mars 2026. M. Sy, excédée par le refus de son mari d'assumer ses devoirs d'homme marié, quitte le domicile familial. Elle retourne chez ses parents. Pour elle, le divorce est une libération. Mais pour B. Gaye, c'est une insulte qui mérite des représailles. L'homme tente d'abord des médiations sans succès. Puis il change d'approche.
Il crée un faux compte Facebook. Sous une identité fictive, il se fait passer pour un autre homme, entreprend de séduire son ex-femme, et guette ses réponses. Rien n'y fait. M. Sy ignore les avances qu'elle croit venues d'un inconnu. Mais B. Gaye ne s'arrête pas là. Au téléphone, il l'insulte. Il l'accuse d'entretenir des relations sexuelles avec d'autres hommes. Il la traite de libertine. Et il martèle partout que c'est pour cette raison qu'elle aurait demandé le divorce. A l'en croire, son ex-femme vivrait à Dakar une vie dissolue, loin de leur fille. Il prétend même qu'elle entretenait pendant le mariage une relation avec un émigré qui l'appelait sur un numéro dont lui-même serait propriétaire.
Les accusations fallacieuses
Un récit confus, jamais étayé.Devant les juges, M. Sy, elle, est formelle. Elle justifie son départ par un simple motif : le manque d'entretien correct par son mari. Et dénonce un harcèlement quotidien. Depuis la séparation, l'homme appelle sans cesse, insulte, menace, accuse. Elle va jusqu'à changer de numéro de téléphone pour tenter de lui échapper. En vain. B. Gaye, par des manœuvres frauduleuses, finit toujours par obtenir sa nouvelle ligne. Et la harcèle à nouveau. Lassée, épuisée, humiliée publiquement par des accusations d'adultère qu'elle jure fausses, elle porte plainte au commissariat de police de Mbour.
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Ce jeudi, à la barre du tribunal d'instance de Mbour, les deux ex-conjoints se sont regardés en chiens de faïence. B. Gaye a nié les insultes. Il a maintenu que son épouse le trompait, que l'émigré existait. Mais il n'a rien prouvé. Le procureur de la République a requis l'application stricte de la loi. Au terme des débats, le tribunal a reconnu B. Gaye coupable de violences et voies de fait. Il a été condamné à une amende de 20 000 FCFA à verser au Trésor public.