Un rapport sectoriel publié en 2024 par LSD Energy Transition Fund confirme que la réduction des zones de pêche autour des installations constitue un enjeu majeur pour les communautés de Guet Ndar. Selon ce rapport, 99% des personnes interrogées déclaraient une baisse des superficies accessibles à la pêche. BP estimait, de son côté, à environ 3,24 km² la perte de zones de pêche potentielles, dont 1,6 km² dans la partie sénégalaise.
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«On nous a éloignés de notre outil de travail»
Pour le président des pêcheurs El Hadji Dousse Fall interrogé par L'OBS, le problème dépasse donc la seule question de l'accès à une zone maritime. Il touche directement l'économie de centaines de familles. Il avance le chiffre de plus de 400 pirogues et plus de 2 000 pêcheurs directement concernés, et affirme que plus de 700 pirogues travaillaient auparavant dans cette zone.
Le président des pêcheurs accuse également les forces chargées de la surveillance maritime d’avoir confisqué ou endommagé des pirogues. Il évoque 12 embarcations qui auraient été perdues du côté mauritanien et affirme que leurs propriétaires n’ont reçu aucune indemnisation. Mais pour les pêcheurs, «les récifs artificiels dont ils parlaient, c’est de la poudre aux yeux», tranche El Hadji Dousse Fall.
«S’il y a des impacts, il faut réparer»Aux côtés des pêcheurs depuis plusieurs années, SynDev entend désormais porter le dossier sur le terrain des droits humains. Son fondateur et directeur exécutif, Aly Marie Sagne, rappelle que le 5e Forum africain sur les entreprises et les droits de l’homme, organisé du 29 septembre au 1er octobre 2026 à Dakar, offre une tribune particulière aux communautés affectées.