Publicité

São Paulo : vive indignation après le décès d"un bébé (sénégalais) dans une crèche....

Âgé de seulement de 16 mois, le bébé Abdoulaye Dieng a perdu la vie par asphyxie après avoir coincé sa tête dans une structure métallique au sein de la crèche municipale CIEI Luz do Brás, située dans le centre de São Paulo, au Brésil. Ce décès a déclenché l’indignation de la communauté africaine et la colère des syndicats locaux contre le maire de Sao Paulo.
Publicité

Les circonstances du drame

Publicité

Au cours d'une activité récréative, le petit garçon s'est allongé au sol et a inséré sa tête dans l'espace situé entre une paroi et une barre de fer protégeant un miroir. Les images des caméras de sécurité révèlent que le bébé est resté coincé et a tenté de se libérer seul pendant environ 6 à 7 minutes avant que le personnel de l'établissement ne s'en aperçoive. Une fois découverte inconsciente, la victime a été transportée en urgence vers une unité de soins (UPA Mooca), mais elle est arrivée sans vie à l’hôpital.

Vague d'indignation

Publicité

 Face à cette situation, l'organisation syndicale CSP-Conlutas a exprimé sa solidarité totale avec la famille sénégalaise éprouvée tout en exigeant des poursuites judiciaires rigoureuses. La centrale syndicale appelle à une lutte globale contre les vagues de privatisation menées conjointement par le maire Ricardo Nunes et le gouverneur de l'État, Tarcísio de Freitas, dénonçant une logique marchande qui affecte également les transports ferroviaires et le réseau scolaire régional.

De Dakar à São Paulo, la voix de la diaspora et des acteurs sociaux s’élève pour exiger la fin d'un modèle éducatif au rabais qui sacrifie les enfants de la classe ouvrière. Seule une mobilisation ferme dans la rue, à l'image des récents mouvements étudiants brésiliens, permettra d'imposer un service public digne, sécurisé et égalitaire pour tous les enfants, sans distinction d'origine ni de statut social.

Publicité