Sonko : « Ils ont décidé d’augmenter le prix de l’essence après… »
Ousmane Sonko a réagi, ce dimanche soir, à l’augmentation des prix du carburant. Face à des journalistes, l’ancien Premier ministre a fait part de son désaccord avec cette mesure, affirmant que des discussions étaient déjà engagées sur une éventuelle hausse avant son départ du gouvernement. « Depuis que je suis sorti du gouvernement, ils étaient en train de voir comment faire augmenter les prix. Seulement, ils voulaient au préalable préparer l’opinion », a-t-il déclaré. Il n’exclut pas, par ailleurs, que cette hausse puisse s’étendre à d’autres produits de consommation.
Il m’avait répondu par la négative
Le président de l’Assemblée nationale a également évoqué sa dernière entrevue avec le président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Selon lui, il avait alors interrogé le chef de l’État sur une éventuelle augmentation des prix des produits de consommation. « Je lui ai demandé si les prix des produits de consommation allaient augmenter et il m’avait répondu par la négative. Je lui avais également demandé s’il allait accepter la restructuration. Il a dit non », a rapporté Ousmane Sonko. Pour lui, la situation actuelle laisse toutefois penser à un processus plus large. « Cela ressemble plus à un plan structurel », a-t-il estimé.
« On pouvait même les diminuer »
Ousmane Sonko a également soutenu qu’une autre politique aurait pu être envisagée malgré le contexte économique international. « Si mes instructions avaient été prises en compte, on n’allait jamais hausser les prix, malgré la crise dans le monde. On pouvait même les diminuer. Et c’est ça qu’on attend d’un gouvernement », a-t-il affirmé.
Des ajustements qui ne doivent pas peser sur les populations
Tout en critiquant la hausse des prix, Ousmane Sonko a reconnu l’existence d’un processus d’ajustements économiques. « Ce qui est en cours, ce sont des ajustements structurels », a-t-il déclaré. L’ancien Premier ministre a toutefois insisté sur la nécessité de préserver les populations des effets de ces mesures. « Maintenant, si des mesures ont été imposées au gouvernement, il faut toujours savoir que les ajustements et la restructuration ne se feront pas au détriment de la population », a-t-il ajouté.