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Thiès : un différend lié à un bol de viande dégénère en drame lors de la Tabaski

À Thiès, un différend survenu le jour de la Tabaski autour d’un simple bol de viande s’est tragiquement soldé par la mort d’un homme. Jugé devant la Chambre criminelle, l’accusé reconnaît les faits tout en niant toute intention homicide. Le ministère public a requis cinq ans de réclusion criminelle.
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La Chambre criminelle du tribunal de grande instance de Thiès a examiné, ce lundi 26 janvier 2026, une affaire aussi banale dans son origine que dramatique dans son dénouement. M. Ndiaye comparaît pour le meurtre de son voisin, A. Diallo, à la suite d’une altercation survenue en 2022, le jour de la fête de la Tabaski.

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À la barre, le prévenu n’a pas contesté les faits. Il a toutefois soutenu qu’il n’avait jamais eu l’intention de donner la mort. Selon son récit, la dispute a éclaté après qu’un tiers, Amadou, lui aurait interdit de se servir dans un bol de viande. L’intervention d’A. Diallo aurait alors fait monter la tension jusqu’à l’affrontement. M. Ndiaye explique qu’après une première altercation, il s’était rendu à une boutique pour acheter des cigarettes. Sur le chemin du retour, il affirme avoir été intercepté par la victime, armée d’un bâton. Il dit avoir réagi en se saisissant d’un couteau pour se défendre. Reconnaissant avoir porté plusieurs coups, il a déclaré ne plus se souvenir précisément de la scène, invoquant son état d’ivresse au moment des faits.

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Un témoin, A. Dia, est venu apporter un éclairage différent devant la cour. Il a affirmé avoir vu la victime reculer avant de trébucher et tomber au sol, ajoutant que les coups auraient été portés alors qu’elle était déjà à terre. Dans ses réquisitions, le procureur de la République a insisté sur la gravité des faits, soulignant que les blessures avaient touché une zone vitale. Il a demandé à la juridiction de requalifier les faits initialement poursuivis en assassinat en meurtre, et a requis une peine de cinq ans de réclusion criminelle à l’encontre de l’accusé. La défense, assurée par Me Mbodj, a plaidé l’absence d’intention homicide, mettant en avant l’état d’ébriété et la confusion dans laquelle se trouvait son client. Elle a sollicité une requalification en coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Le tribunal a mis l’affaire en délibéré. Le verdict est attendu le 23 février 2026.

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