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Le grand Magal de Touba, dont l’édition 2026 est prévue ce 2 août 2026, génère 630 milliards de FCFA. Mais la ville sainte ne bénéficie pas encore pleinement des retombées économiques.
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Le grand Magal constitue aujourd’hui un puissant levier économique ET génère désormais des retombées économiques estimées à 630 milliards de francs CFA, selon une étude réalisée conjointement par l’Université Cheikh Ahmadoul Khadim de Touba et l’Université Alioune Diop de Bambey. Le Magal de Touba est considéré comme le principal levier de développement de la ville. Il revêt une dimension monumentale, car drainant entre 6,5 millions de personnes, voire davantage.

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Mais malheureusement, selon Serigne Mame Mor Mbacké, président de Touba Ca Kanam, Touba ne bénéficie pas encore pleinement des retombées économiques. "Si la ville parvenait à capitaliser ces retombées, cela pourrait propulser son développement à un niveau supérieur. Cependant, c'est au niveau de la planification et de l'organisation que le bât blesse. C'est pourquoi nous estimons que Touba ne bénéficie pas encore pleinement des retombées économiques du Magal", déplore-t-il, dans des propos repris par L'OBS.

Il ajoute : "Il est impératif d'améliorer notre structuration. Cela nécessite d’approfondir la réflexion et la concertation, d'organiser des assises et des séminaires, de structurer les actions afin que le Magal devienne un véritable moteur de développement pour la ville. Si l'on prend l'exemple de La Mecque, les retombées économiques générées par le pèlerinage et les flux de visiteurs se répercutent et rayonnent à l'échelle mondiale d'une manière inestimable."

Serigne Mouhamadou Mountakha Mbacké, à Dakar le 29 mai 2022
Serigne Mouhamadou Mountakha Mbacké, à Dakar le 29 mai 2022
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Il poursuit : "Nous devons tendre vers une telle organisation pour Touba, afin que chaque édition du Magal permette non seulement de financer les chantiers de la ville, mais aussi de stimuler durablement l'économie locale." A l'en croire, "même si beaucoup reste à faire, des perspectives s'ouvrent à long terme. Si nous structurons rigoureusement les filières économiques : qu'il s'agisse du commerce du bétail (ovins, caprins, bovins), de l'artisanat, de l'agroalimentaire ou de la commercialisation des produits locaux (fruits, légumes, céréales) en les produisant ou en les transformant directement sur place, les retombées financières seraient décuplées."

Magal de Touba des fidèles à la grande mosquée
Magal de Touba des fidèles à la grande mosquée

"En fin de compte, si nous travaillons sur le long terme avec méthode et vision, le Magal ne sera plus seulement un rassemblement spirituel, mais un véritable catalyseur de prospérité économique pérenne pour Touba, en harmonie avec l'amélioration continue du cadre de vie, de l'accès à l'eau, à la santé et à l'éducation", conclut-il.

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