UCAD : violentes bagarres entre vigiles et membres de «Kékendo»
Des actes de vandalismes, ponctués par des violences inouïes, ont pollué hier l’atmosphère au sein de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.. A l’origine de cet énième grabuge, rapporte L'OBS, une violente altercation entre un étudiant identifié comme étant membre du mouvement «Kékendo» et un vigile officiant à l’université. L’incident va dégénérer pour donner suite à des scènes de règlements de comptes et autres actes de vandalismes.
Un étudiant de «Kékendo» grièvement blessé par arme blanche
Selon des sources avisées de L’Observateur, l’altercation en question est survenue hier mercredi au sein de l’Ucad. Au cours de la bagarre qui a suivi, l’étudiant va en pâtir. Il s’en tire avec une vilaine blessure causée par une arme blanche, imputée à son antagoniste du jour. Au regard de la gravité des faits, le vigile mis en cause finira au commissariat d’arrondissement du Point E, où il sera mis aux arrêts et placé en garde à vue pour les besoins de l’enquête ouverte. Toutefois, ce sort subit par le vigile ne va pas, pour autant, émousser l’ardeur des autres étudiants membres du mouvement «Kékendo».
Le procureur de la République entre en jeu
Lire plus : https://www.pulse.sn/article/bilan-des-affrontements-a-lucad-zero-mort-et-139-blesses-2025120909191257789
En réaction à cet incident, plusieurs étudiants de «Kékendo» se sont concertés, avant d’organiser la riposte. La concertation ne va pas tarder à laisser place à des actions violentes commises à l’intérieur du Campus universitaire, sanctionnées par des scènes de casse et de vandalisme visant essentiellement les restaurants universitaires, mais aussi et surtout les vigiles de l’Ucad. Des actes de violences qui vont fortement dégrader le climat sécuritaire sur le Campus. Au regard de ce climat tendu présentant un risque d’escalade des violences entre vigiles et étudiants de «Kékendo», le ministre de l’Intérieur a été avisé pour parer à toutes éventualités. Sur instruction du procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Dakar, l’enquête suit son cours pour situer les responsabilités.