Fin tragique pour Kéba Sylla, habitant de Guédiawaye. Tôt dans la matinée du samedi 21 mars 2026, il s'était rendu à Yeumbeul-Sud, au quartier Afia 2, pour célébrer la Korité au domicile de son oncle, entouré de ses cousins. Après la prière des deux rakas et le déjeuner, relate L'OBS, il décide, accompagné de son cousin B. Sylla, de rejoindre la grande route pour se rendre chez des amis à Grand-Yoff. Mais la localité de Yeumbeul-Sud, défigurée par les inondations, contraint les habitants à emprunter des raccourcis hasardeux.
Sur leur chemin, un bassin de rétention se dresse devant les deux cousins. B. Sylla propose de le contourner, mais Kéba, trouvant le détour trop long, opte pour un raccourci à travers les hautes herbes. Malgré les mises en garde de son cousin, il s'engage. L'entreprise lui sera fatale. Dès qu'il pose le pied, les herbes cèdent sous son poids. Il glisse et commence à s'enliser. «Il était en train de sombrer dans les eaux et il m'a demandé de l'aider à sortir», racontera plus tard B. Sylla, encore sous le choc. «J'ai beau tenté de le tirer, mais il était prisonnier des herbes qui le retenaient.» Impuissant, le cousin finit par lâcher prise, courant solliciter l'aide de la famille et des riverains. Mais lorsqu'ils arrivent sur les lieux, Kéba Sylla avait déjà disparu sous les eaux noirâtres du bassin.
Alertés, les sapeurs-pompiers se rendent sur place quelques minutes plus tard. Devant une foule nombreuse, ils plongent dans les eaux boueuses et fouillent méthodiquement le bassin. Après de longues minutes d'angoisse, ils finissent par retrouver le corps sans vie du marchand ambulant au fond de l'eau. Extrait du bassin, le corps est acheminé, sur instruction de la police de Yeumbeul, à l'hôpital Idrissa Pouye de Grand-Yoff pour une autopsie. Aucune trace de blessure n'a été relevée sur le défunt, vêtu d'un pantalon jean bleu et d'un débardeur marron. Ce nouveau décès par noyade dans un bassin de rétention relance une fois encore la question de la sécurité dans ces zones inondables.