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Un réseau d'avortement démantelé à Keur Massar

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Une commerçante, une étudiante, une technicienne de surface et un infographe, ont été interpellés pour tentative d'avortement et exercice illégal de pharmacie
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Les éléments de la Brigade de recherche du commissariat de police de Yeumbeul ont démantelé un réseau de vente illicite de médicaments abortifs et d’interruption volontaire de grossesse, qui opérait dans la banlieue dakaroise de Boune, Keur Massar, Malika et Mbao. Selon L'OBS, quatre personnes ont été interpellées et placées en garde à vue pour tentative d'avortement, vente illicite de médicaments, mise en danger de la vie d'autrui et exercice illégal de la pharmacie.

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Grossesse
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Le 13 mars 2026 aux environs de 23H, les éléments de la Brigade de recherches, de retour d'une mission d'investigation à Boune, reçoivent une information anonyme faisant état d'un réseau de vente de produits abortifs à destination de jeunes filles enceintes. Selon des sources concordantes, une commande de médicaments a été passée et la transaction fixée au lieudit «Rond-point Dibiterie de Keur Massar», permet de remonter la filière. Pour y parvenir, les policiers ont mis en place une souricière. Après des heures d'attente et de filature, ils aperçoivent enfin un individu à bord d'une moto Jakarta, correspondant au signalement fourni par la source. L'homme s'apprête à rencontrer un autre individu, lorsque les limiers interviennent.

Vers d'autres arrestations

Le suspect interpellé décline son identité, il s'agit de M.M. Ndiaye (29 ans), infographe domicilié à Dalifort. La fouille pratiquée sur lui permet de découvrir dans ses poches un paquet de médicaments nommé Misodia, ainsi que six tablettes de comprimés, dont deux Amoxilline, deux ibuprofènes et deux autres non encore identifiées. Conduit au siège du service, les enquêteurs exploitent son téléphone portable. C'est là qu'ils tombent sur un message alarmant. Une jeune femme, F. Bâ, lui fait part de douleurs intenses au bas-ventre et de saignements «sans arrêt» depuis la prise du médicament abortif. Grâce à la collaboration du premier interpellé, F. Bâ (20 ans), étudiante, est rapidement localisée et arrêtée.

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Les aveux des suspects

Poursuivant leurs investigations, les gendarmes interpellent le lendemain, 14 mars, deux autres femmes à Malika et Mbao. Il s'agit d'A. Fall (25 ans), commerçante, et de D. Niang (24 ans), femme de ménage. Interrogées, les quatre personnes reconnaissent sans ambages les faits qui leur sont reprochés. Sur l'origine des médicaments, M.M. Ndiaye déclare les avoir acquis à «Keur Serigne Bi», à Dakar. Il affirme avoir agi sur les conseils d'un individu de nationalité étrangère, simplement appelé «Docteur», rencontré sur les réseaux sociaux, sans pouvoir fournir plus de précisions. Le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye, avisé, a ordonné la poursuite de l'enquête aux fins de mettre la main sur d’autres éventuels suspects. L'ensemble des médicaments saisis, la moto Jakarta ainsi que les téléphones portables ont été placés sous scellés pour les besoins de l’enquête.

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