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Violences basées sur le genre : Diourbel en tête d’un classement alarmant

Violences domestiques
Violences domestiques
Les violences faites aux femmes demeurent une réalité préoccupante au Sénégal. Les résultats de la dernière enquête nationale révèlent une forte prévalence, avec la région de Diourbel en tête.
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Au Sénégal, les violences basées sur le genre continuent de toucher une proportion importante de femmes, malgré les efforts de sensibilisation et de prévention. Les données issues de l’Enquête nationale de référence sur les violences faites aux femmes et aux filles (ENR-VFF 2023-2024), présentées par ONU Femmes lors d’un atelier organisé en collaboration avec la Direction de l’équité et de l’égalité du genre (DEEG) et l’Association des professionnels de l’information sur le genre (APIG), dressent un constat préoccupant. Selon ces résultats, 31,9 % des femmes âgées de 15 ans et plus déclarent avoir subi au moins une forme de violence physique, sexuelle, psychologique ou économique au cours des douze derniers mois.

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Sexual and Gender Based Violence [Inclusive News Network]
Sexual and Gender Based Violence [Inclusive News Network]

Une proportion qui traduit l’ampleur du phénomène à l’échelle nationale. L’analyse territoriale met en évidence d’importantes disparités. La région de Diourbel affiche le taux de prévalence le plus élevé du pays, avec 42,6 %, confirmant sa position en tête de ce classement préoccupant. À l’inverse, la région de Fatick enregistre le taux le plus faible, avec 15,1 %, bien que ce niveau demeure inquiétant. L’enquête révèle également une différence notable entre les milieux de résidence. Les zones urbaines apparaissent plus exposées, avec 36,9 % de femmes déclarant avoir subi des violences récentes, contre 24,9 % en milieu rural. Au-delà des données annuelles, les chiffres relatifs au vécu des femmes sur l’ensemble de leur vie interpellent davantage. Près de 89,2 % des Sénégalaises affirment avoir été confrontées à une forme de violence au moins une fois.

Viol
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Plus préoccupant encore, 87,5 % d’entre elles indiquent avoir subi ces violences avant l’âge de 18 ans, soulignant la précocité de ce phénomène et ses conséquences durables.Pour les acteurs engagés dans la lutte contre ces violences, ces statistiques constituent un outil essentiel pour orienter les politiques publiques et renforcer les mécanismes de protection. Lors de l’atelier, Ndèye Seynabou Sarr, représentante de ONU Femmes, a insisté sur le rôle des médias. Elle a appelé les professionnels de l’information à traiter ces données avec rigueur et responsabilité, afin de favoriser une prise de conscience collective et encourager des actions concrètes en faveur de la sécurité des femmes et des filles.

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