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VJ : l'artiste le plus suivi du Sénégal, les chiffres fous d'un succès

En l'espace de quelques années, le jeune rappeur VJ est devenu un véritable phénomène générationnel dont l’ascension fulgurante redéfinit les codes de l’industrie musicale locale. Le jeune artiste incarne aujourd’hui bien plus qu’un succès populaire.
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Avec plus de 90 millions de vues sur YouTube, des millions de streams cumulés sur les plateformes numériques et une fanbase toujours plus engagée, Mohamed A. Preira, plus connu sous le nom de VJ, s’impose comme l’un des artistes les plus suivis du Sénégal. Au-delà des chiffres, l’artiste incarne surtout une nouvelle manière de faire de la musique. Et ça, les partenaires l’ont compris. Arbres de Noël, publicités des entreprises… il rafle tous sur son passage. Aujourd’hui, VJ n’est plus seulement un artiste à succès. Il est devenu un symbole de renouveau musical.

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VJ cumule plus de 90 millions de vues sur YouTube

Pour le producteur de renom Z Best interrogé par L'OBS, VJ dépasse largement le cadre du simple artiste à succès. «VJ, ce n’est pas juste un chanteur, c’est un mythe», affirme-t-il sans détour. Un phénomène rare, construit loin des standards classiques de l’industrie musicale sénégalaise. À contre-courant d’un système où la visibilité permanente est devenue presque obligatoire, VJ a fait le choix de la discrétion. «Il n’a jamais fait d’interview, jamais participé à une émission. Ce n’est pas un hasard», souligne Z Best. «Il a fait le choix de la rareté, parce que trop de communication finit par banaliser l’artiste.»

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Pour le producteur, le succès de VJ ne peut se comprendre sans revenir à un constat de départ. «Il y avait au Sénégal un public très friand de musique française urbaine», explique-t-il. Dadju, Tayc, Franglish, Damso… Ces artistes occupaient massivement les playlists d’une frange de la jeunesse surnommée le «Wesh-Wesh». «Ce public existait bel et bien, mais aucun artiste sénégalais ne portait ce style-là. Il manquait une figure locale, une voix dans laquelle les jeunes pouvaient se reconnaître», insiste Z Best.  C’est précisément ce vide que VJ est venu combler.

«VJ a imposé un style qui n’existait pas ici», affirme le patron de Z Best production. Une fusion qui a immédiatement trouvé écho auprès des adolescents. «Ils se sont identifiés à lui, à sa musique, à son attitude, à son univers», observe-t-il. Une identification forte, presque instinctive, qui explique la rapidité avec laquelle la fanbase s’est structurée et élargie. Aujourd’hui, selon Z Best, VJ réunit tous les codes de la star moderne. «Il est dans son coin, très bien entouré, très protégé. L’artiste se montre peu. On ne le voit que sur scène et à travers ses tubes.  Il se comporte comme une véritable star, il ‘’vit’’ comme une star», ajoute le producteur.

La stratégie de communication, elle aussi, est pensée dans les moindres détails. «Aujourd’hui, la vraie publicité, c’est le son», explique Z Best. Lors des concerts, l’équipe mise essentiellement sur des publications sonores, conçues pour devenir virale. «Tout passe par TikTok. Les sons sont challengés, repris, détournés, et c’est comme ça que l’événement prend de l’ampleur», dit-il. Le phénomène dépasse alors la simple promotion. «Même ceux qui n’avaient aucune intention d’y aller, finissent par se déplacer, juste pour voir VJ en vrai.»

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Autre élément clé de cette mécanique : la sortie stratégique de projets. «Avant chaque grand concert, VJ sort un EP», rappelle Z Best. Une façon d’installer un rendez-vous avec le public, de créer une montée en puissance progressive. «Ils suivent surtout la mouvance. VJ est devenu un phénomène. Ses chansons sont partout, elles deviennent des challenges, elles s’imposent dans le quotidien.»

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