BABACAR NGOM, À PROPOS DES 76 HECTARES DE LA DISCORDE : « NOUS AVONS LA LÉGITIMITÉ ET LA LÉGALITÉ »

Babacar Ngom se lave à grande eau. Sur le litige foncier qui l’oppose au village de Ndingler, le PDG du groupe Sedima, a organisé une séance d’explication devant des journalistes, ce jeudi, 9 juillet, 2020. D’emblée, il a rappelé qu’il dispose d’un titre foncier de 300 hectares sur cette assiette foncière qui fait l’objet de polémique. Mais, a-t-il indiqué, cette superficie lui a été octroyée sur délibération par la communauté rural de Djilakh, qui se trouve dans la commune de Sindia.

BABACAR NGOM, À PROPOS DES 76 HECTARES DE LA DISCORDE : « NOUS AVONS LA LÉGITIMITÉ ET LA LÉGALITÉ »

Abordant la surface litigieuse, estimée à 75 hectares que Ndingler réclame, M. Ngom précise qu’elle fait partie de ces 300 hectares que les conseillers ruraux de Djilakh lui avaient attribués. Mais c’est au moment de commencer les travaux sur ces terres qu’il s’est rendu compte les 75 hectares de cette superficie sont une réserve les habitants de Djilakh.

À la question de savoir s’il comptait reculer et laisser cette superficie aux habitants de Ndingler qui le réclament, Babacar Ngom répond par la négative. Si la médiation entamée devrait aboutir à la rétrocession de ces terres, il allait les retourner aux villageois de Djilakh qui le lui avaient attribué. « Nous avons la légitimité et la légalité parce que nous disposons d’actes administratifs très clairs. C’est le village de Djilakh qui m’a attribué, sur délibération, ces terres. Si je dois les rétrocéder, ça sera pour le compte des habitants de Djilakh qui me l’avaient donné », a-t-il répondu. Selon le PDG du Groupe Sedima, la distance qui sépare les populations de Ndingler à sa ferme est de 6 kilomètres. Ce qui lui fait dire que si les ces villageois de Ndingler veulent cultiver, ils disposent une vaste superficie, outre que ses 300 hectares, qui pourrait les servir de champs.

D’après le PDG du Groupe Sedima, de bonnes volontés sont en train de faire une médiation pour une issue heureuse de ce litige. À titre d’exemple, le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Hygiène publique, Abdou Karim Fofana, est très en avance sur le dossier. Seulement, déplore Babacar Ngom, à chaque fois que des pistes de solution sont préconisées, des gens, tapis dans l’ombre, les gâchent. Ce qui lui fait penser que ces gens ont un agenda caché derrière ce dossier.

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