ONU : échec dans l’adoption d’un texte sur la non-prolifération nucléaire

Lors de la dixième Conférence d'examen du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, qui s’est tenue vendredi, les États membres n'ont pas pu adopter le texte final sur la non-prolifération nucléaire.

Nations Unies

Les 191 pays signataires du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) étaient réunis au siège des Nations unies à New York du 1er au 26 août 2022. Ils n'ont toutefois pas réussi à s'entendre autour d’une formulation mutuellement acceptable, sur certains paragraphes du document de 36 pages.

« La conférence n'est pas en position de parvenir à un accord », a déclaré son président, l'Argentin Gustavo Zlauvinen.

Selon des sources proches des négociations citées par Ouest France, la Russie s'est particulièrement opposée aux paragraphes concernant la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijjia, occupée par les militaires russes et où selon l'opérateur public ukrainien existe un « risque de pulvérisation de substances radioactives ».

En effet, le projet exprimait « une profonde préoccupation concernant les opérations militaires en cours dans et autour de la centrale nucléaire de Zaporijia ».

Il a également exigé « de rétablir le contrôle des autorités ukrainiennes compétentes sur la centrale, qui est passée sous le contrôle des forces russes, depuis le 4 mars dernier ».

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Le représentant permanent de la France à la Conférence sur le désarmement, Yann Hwang, s’est exprimé au nom de 55 pays, dont les États-Unis, la France, la Türkiye et le Royaume-Uni.

« L'engagement envers le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, en tant que pierre angulaire du désarmement nucléaire et du régime de non-prolifération », a-t-il déclaré dans un communiqué.

Quant à la partie russe, le directeur adjoint du Département de la non-prolifération et du contrôle des armements du ministère russe des Affaires étrangères, Igor Vishnevetsky, a exprimé ses « regrets pour l'absence de consensus sur le document final de la conférence ».

Le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) vise à empêcher la propagation des armes nucléaires, à favoriser un désarmement complet et à promouvoir la coopération pour l'utilisation pacifique de l'énergie nucléaire. Depuis son entrée en vigueur en 1970, les pays signataires du TNP organisent tous les cinq ans une conférence pour faire le point sur la mise en œuvre de ses termes.

La session qui s’est tenue du 1er au 26 août 2022 est la deuxième conférence consécutive où les États membres ne parviennent pas à trouver un consensus sur un texte final.

En effet, lors de la précédente conférence qui s’est tenue en 2015, le texte final n’a pas pu être adopté à cause de divergences portant sur la nécessité d’éliminer les armes de destruction massive au Moyen-Orient.

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