Une rencontre sur la nouvelle convention pour les chaînes de télévision privée s’est tenue, ce jeudi 21 janvier 2021, au Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA). Elle a été présidée par le Directeur de la communication du ministère de la Culture et de la Communication, Ousseynou Dieng. Ce dernier, à la sortie de leur huis clos avec les patrons de presse, a magnifié les décrets d’application qui ont été signés, le 3 janvier dernier par le président de la République du Sénégal, en conseil des ministres. Lesquels sont le projet de décret relatif aux avantages et obligations attachés aux statuts d’entreprise de presse, et le projet de décret fixant les modalités d’organisation et de fonctionnement du Fonds d’appui et de développement de la presse.

Ces décrets, de l’avis de M. Dieng, renforcent la presse. Poursuivant, il a rappelé que le Chef de l’Etat a instruit le ministre de la Communication d’accélérer toutes les procédures concernant le secteur. Pour étayer ses propos, il évoque deux grandes réformes qui tournent autour de l’assainissement de la presse. « Aujourd’hui, vous avez l’un des secteurs les plus envahis et qui nécessite un assainissement profond. Il y a deux leviers pour cela. C’est d’abord la carte professionnelle de presse qui va être délivrée aux journalistes qui en ont droit. Parce que, il y a beaucoup de gens qui entrent dans ce métier et qui ne devraient pas », explique-t’il. Avant d’ajouter : « C’est ensuite l’assainissement du secteur des entreprises de presse. Cela se fait à travers les conventions et les cahiers de charges qui coïncident à la mutation vers le numérique. Les signatures des conventions et des cahiers de charges se font sous la signature du CNRA ».

Ousseynou Dieng rassure que la rencontre entre le ministère de la communication et les acteurs de la presse a été très riche. Ce, parce que nous sommes dans un tournant décisif pour changer véritablement le paysage audiovisuel médiatique du Sénégal. D’ailleurs, une date a été fixée pour concrétiser tout ce qui a été décidé lors de cette réunion. « Nous nous sommes donnés rendez-vous ce 9 février pour finaliser ces discussions et passer vers des conventions parce que c’est le numérique qui nous exige à aller vers ces conventions, à mettre en place de nouvelles réformes. Il y va de la notoriété du pays, de la démocratie du pays. Et, cela c’est aussi à l’image de l’ambition que les autorités se sont fixée pour le développement de ce secteur », a-t-il déclaré.