Déthié Fall et Mame Diarra Fam rejouent le film de leur arrestation

"J'ai été enlevé devant mon siège…" C'est la réplique de Déthié Fall au juge expliquant comment il a été arrêté par les forces de l'ordre.

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Accueillis par une salve d'applaudissements, Mame Diarra Fam et Déthié Fall ont comparu aux côtés de neufs accusés. Premier à prendre la parole, Déthié Fall a dégagé en touche l'accusation. Pour le mandataire de la coalition "Yewwi Askan Wi", on ne peut pas lui reprocher l'organisation d'une manifestation qui n'a pas eu lieu. "J'ai été enlevé devant mon siège par la gendarmerie. L'agent m'a dit qu'il en avait reçu l'ordre", a-t-il confié, avant de renchérir : "J'ai introduit une déclaration de manifestation à la Place de la Nation qui a été rejetée par le préfet. Nous avons introduit un recours devant la cour suprême. Nos avocats nous ont notifié la décision de la confirmation à 15h. Nous n'avons même pas eu le temps de se concerter". Interpellé sur les appels à manifester, le leader du Prp a rétorqué au parquetier qu'il assume toutes les déclarations faites par ses camarades lors de leurs différentes conférences de presse. "On est au Sénégal, une démocratie majeure et le droit de manifester est inscrit dans la Constitution", a-t-il fulminé.

Mame Diarra Fam: "j'ai le droit de circuler librement…"

Visée pour participation à une manifestation non autorisée ayant entraîné des violences et voie de fait contre des personnes et dégradation de biens, Mame Diarra Fam a expliqué qu'elle se promenait avec ses deux enfants qui revenaient fraîchement d'Italie. L'un d'eux avait émis le souhait d'aller chez le maire de la ville de Dakar à la Sicap Baobab. "Je me suis renseigné et on m'a dit qu'il n'y avait pas de manifestation sur les lieux. J'ai présenté ma carte professionnelle aux gendarmes en faction qui m'ont cédé le passage. Je me suis dirigée ensuite vers le domicile de Barthélémy Dias et je lui ai demandé de m'ouvrir la porte. Le gendarme qui est sorti de nulle part, m'a attrapée par derrière. En tant que parlementaire, je me suis retrouvée dans une fourgonnette. Mes enfants me demandaient en Italien : Maman qu'est ce qui se passe ?", a-t-elle narré. Né en 1967, l'élue du peuple a fustigé l'attitude de l'agent interpellateur qui lui aurait lancé : "Vous vous croyez maître de la République". Dans la foulée, la comparante a renseigné qu'elle devait être présentement à la Mecque. "J'ai le droit de circuler librement. je n'ai désobéi à aucun ordre", a-t-elle lâché.

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