'Make noise' : l'appel du F24 pour contourner les interdictions de marche

Le "Make noise" (faire du bruit) de Ali Bongo (président déchu du Gabon) fait des émules au Sénégal. En conférence de presse, les leaders du F24, dont le rassemblement de ce vendredi a été interdit, annoncent un concept de vacarme illuminé ce dimanche 10 septembre de 21 h à 22 h pour se faire entendre par le gouvernement en place.

F24

Après l’interdiction de leur manifestation prévue ce vendredi par le préfet de Dakar, la Plateforme F24 annonce une nouvelle forme de résistance qui consiste à faire du bruit pour dire non à l’injustice et à la dictature. « Pour contribuer à la préservation de la paix, au triomphe de la vérité et la justice dans notre pays, F24 invite les citoyens sans exception jeunes et moins jeunes, hommes et femmes à Dakar dans la banlieue et dans la campagne à se mobilier comme un seul homme ce dimanche 10 septembre de 21 heures à 22 heures pour se faire entendre par le gouvernement de Macky Sall », a annoncé Fatou Blondin Diop, membre de la Plateforme F24.

Le F24 appelle les Sénégalais à faire du bruit dimanche prochain. « Un concept de vacarme illuminé va nous permettre de créer du bruit par tous les instruments et par tous les moyens disponibles (casseroles, sifflets, tam-tam) », a-t-elle dit.

Pour une démocratie réelle au Sénégal, F24 demande de se faire entendre à travers ce que « nous appelons un bruitage très fort. Tout ce qu'on peut utiliser comme instrument que ce soit des casseroles des sifflets, klaxons et vuvuzela en faisant un vacarme énorme accompagné par une illumination en allumant les torches des téléphones portables ».

« Tout le monde dans les balcons à la devanture de nos maisons, nous devons ensemble nous exprimer et exprimer notre colère contre l'injustice et l'arbitraire contre la violence et la terreur contre la violence et la terreur contre la vie chère et contre la mal gouvernance », a indiqué Fatou Blondin Diop.

« Des manifestations pacifiques et de la désobéissance civile sont les formes de lutte que F24 va privilégier jusqu'à nouvel ordre », a-t-elle ajouté. La Plateforme exige également la libération de Ousmane Sonko et des 1000 détenus politiques.

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« En attendant, les réformes institutionnelles qui permettront d’arrêter ces dispositions liberticides, mobilisons-nous pour réclamer et obtenir la libération des 1000 détenus qui croupissent encore injustement en prison et souffrent terriblement dans les geôles du régime de Macky Sall », a déclaré Mamadou Lamine Dianté, membre de F24.

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