60 milliards détournés au MSAS : ce que révèle l'enquête de la DIC

La DIC a remis au parquet son rapport d'enquête sur l'utilisation des fonds Covid au ministère de la Santé.

Ministère de la Santé

Après avoir livré depuis mardi passé au Procureur de la république, le rapport concernant les 8 enquêtes, il restait que celui du ministère de la Santé. La DIC était sur la piste de 60 milliards FCFA. A cet effet, des entrepreneurs de bâtiment, des fournisseurs de divers matériels, à savoir les gel-hydro alcooliques, les masques…ont été entendus par les enquêteurs.

Ont été entendues plusieurs personnes qui ont eu à travailler avec le ministère de la Santé sur les fonds qui lui ont été alloués pour la gestion du Covid-19 à savoir la réalisation de certaines infrastructures, l’achat de matériels médicaux…pour la prise en charge confortable des patients de Coronavirus.

Le DAGE Ousseynou Ngom, DAGE du ministère de la Santé et de l’Action sociale au moment des faits, a été aussi entendu par la DIC. Lors de son audition, il a ouvert de nouvelles pistes aux policiers. Celles-ci ont mené vers sept structures dépendant dudit département : hôpital Dalal Jamm, Centre Hospitalier de Fann, direction de la Prévention, Service des Maladies infectieuses et tropicales de Fann, Unité de Parasitologie-Mycologie, Direction générale de l’Action sociale et hôpital de Kaffrine.

Les responsables de ces structures ont été entendus. Parmi eux, on peut citer les professeurs Moussa Seydi et Daouda Ndiaye qui dirige l’Unité de Parasitologie-Mycologie, le directeur de l'hôpital Dalal Jamm, Tako Diop et le directeur de la Prévention, Mamadou Ndiaye....

Le DAGE Ousseynou Ngom s’est expliqué sur la part des fonds alloués au ministère de la Santé et de l’Action sociale qu’il a personnellement gérés. Mais, il a précisé qu’une bonne partie de l’enveloppe a été répartie entre les services cités plus haut. Ce qui a poussé les enquêteurs de la DIC à auditionner, en plus des responsables de ces structures, toutes les personnes concernées par l’utilisation des fonds alloués, notamment les fournisseurs.

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Fruit d’un travail d’environ cinq (5) mois, le rapport de la DIC a été soigneusement empilé dans des cartons dans le bureau du Procureur de la République. On estimerait son poids à 400 kilos. Pour mener à bien ce travail, la Dic avait réparti la tâche dans ses cinq (5) unités pour les auditions des personnes mêlées de près ou de loin dans ce dossier.

Des sources proches de l’enquête interrogées par le journal renseignent que plus de 200 personnes ont défilé dans les locaux de la Dic pour nécessité d’enquête. Tous les Dage des ministères épinglés dans le rapport de la Cour des comptes ainsi que les fournisseurs ont été entendus.

Certes, la Dic n’a procédé à aucune arrestation au cours de l’enquête mais certains fournisseurs, dont des hommes d’affaires libanais, risquent d’être poursuivis pour les délits de faux et usage de faux au sortir de l’enquête de la Dic. La Dic qui n’a laissé aucun détail concernant les personnes soupçonnées d’avoir détourné de l’argent public ou d’avoir fait du faux, a également mené des enquêtes de patrimoine.

Toutes les banques de la place, le service des mines, la direction des impôts et domaines, les notaires… ont été saisies pour les besoins de l’enquête de patrimoine.

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