Acte contre nature : un charlatan couchait avec un mineur !

E. H. M. Fall a été arrêté pour acte contre nature et détournement de mineur de 17 ans. Il aurait à quatre reprises entretenu des relations sexuelles avec sa victime. Des accusations qui lui ont valu un séjour carcéral, alors qu’il était de passage à Dakar.

Viol d'un garçon illustration

Devant le tribunal des flagrants délits de Dakar ce mardi 25 juillet, M. D. a expliqué que le prévenu a été engagé par un lutteur de son quartier. C’est dans ces circonstances qu’ils se sont connus. « Un jour, il m’a demandé si j’avais beaucoup d’argent, qu’est-ce que j’en ferais. Je lui ai répondu que j’allais continuer la construction de la maison familiale et investir », a confessé l’adolescent.

Qui enchaîne : « Par la suite, il m’a remis une enveloppe contenant des feuilles blanches en me demandant de la garder précieusement. Il m’a ensuite dit qu’un jour, ce serait beaucoup d’argent et je l’ai cru ». De la même manière, le prédateur sexuel présumé aurait donné un bain mystique et un gris-gris à sa victime.

« J’ai accepté d’utiliser le bain et de porter le gris-gris. Depuis ce jour, je me pliais à ses exigences. C’est là qu’il a commencé à coucher avec moi. Je n’ai jamais parlé de ça à personne. Mais, lorsque j’ai entendu qu’il le faisait avec d’autres enfants, c’est en ce moment que j’ai décidé d’avouer tout ce qu’il m’a fait subir », affirme-t-il. E. H. M. Fall a contesté les faits avec véhémence.

À l’en croire c’est la première fois qu’il met les pieds à Dakar. « C’est un lutteur qui avait besoin de mes services. Tout ce qu’on m’accuse, je ne l’ai jamais fait dans ma vie. Je suis maître coranique. J’ai un Daara à Walo. Je n’ai jamais été seul avec M. D. On se rencontrait toujours en présence du lutteur et de ses amis », jure-t-il.

D’après l’avocate de la société, le supposé gay avait avoué son ignominie durant sa garde à vue. Elle a ainsi requis cinq ans d’emprisonnement ferme. La défense a estimé que le procès-verbal d’enquête préliminaire n’a pas été fait dans les règles de l’art. Selon l’avocat, les limiers ont malmené le mis en cause pour avoir ses aveux. Sur ce, il a plaidé la relaxe. Le tribunal va statuer sur le sort du prévenu le 1er Août prochain.

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