Emeutes à Dakar : Pourquoi l’Armée est appelée en renfort

Les autorités sénégalaises ont déployé vendredi 2 juin 2023 des forces armées dans la capitale. L’ancien Chef d’Etat-major des armées, Général Mansour Seck explique pourquoi.

Armée

Des hommes portant treillis et fusils de guerre ont été positionnés en différents points de Dakar. Une décision prise au lendemain d’émeutes dans plusieurs grandes villes du pays, faisant au moins 16 morts en deux jours de manifestations. Les heurts ont éclaté après la condamnation de Ousmane Sonko à deux ans de prison pour corruption de jeunesse.

En banlieue comme en centre-ville, des stations d’essence ‘’Total’’ sont protégées par l’armée. Le même constat est fait au niveau du monument de la Renaissance africaine où la sécurité est gérée par les militaires. Ils ont quadrillé les lieux, hier après-midi, avec un véhicule rempli d’éléments positionnés au niveau du rond-point.

Non loin de là, au niveau de la station «Total» de Ouakam, des militaires veillent au grain aux côtés des éléments de la gendarmerie. Mais, c’est en centre-ville que l'on a noté le plus grand nombre de militaires. Le quadrillage a commencé au niveau de la direction des Douanes. Mais, le dispositif a été plus impressionnant au niveau de la place de l’indépendance totalement quadrillée par les militaires.

Une situation normale, selon l’ancien Chef d’État-major des armées, le Général Mansour Seck. Interrogé par L'Obs, il précise qu’il y a trois phases en matière de gestion de crise.

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Il détaille : « Il y a la phase où on se contente de la police, la phase où on demande à la gendarmerie de venir aider et l’armée qu’on prend en dernier recours ».

Ses propos sont confortés par l’ancien commissaire de police, Cheikhna Keita. Ce dernier explique que les militaires constituent la 3e force de maintien de l’ordre, ils font partie intégrante du dispositif de sécurisation à l’intérieur.

« Quand il y a des problèmes, dit-il, la 1ère force, c’est la police. La seconde force d’intervention, c’est la gendarmerie et enfin viennent les forces armées qui sont très distantes des grands publics mais qui sont des forces d’appui en matière de maintien de l’ordre ».

Mais, l’implication des forces armées dans le maintien de l’ordre ne serait-elle pas liée à une panique au Sommet de l’Etat ? Ou alors c’est une anticipation à un phénomène invisible ? Le Général Seck rétorque : « Je n’ai pas tous les éléments mais je suppose que ce qui a été fait, c’est pour faire de la prévention c’est-à-dire qu’on ne puisse pas être débordé à tout point de vue. Parce qu’il ne faut pas que ça soit la jungle. Ça peut être une prévention et une espèce de dissuasion pour que les gens savent que ça devient très sérieux et qu’on ne laisse pas faire ».

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