Le vigile s’introduit dans l’appartement d’une mariée et exhibe son sexe devant elle

De la pudeur, A. S. n’en a pas. Âgé de 47 ans, ce vigile ayant de l’attirance pour une dame mariée, s’introduit dans l’appartement de celle-ci, exhibe son sexe qu’il caressait devant elle. Paniquée, cette enseignante mère d’un enfant le traduit en justice.

Vigile Sénégal

A. S n’oubliera jamais son passage à la barre du tribunal d’instance de Dakar. Il a été savonné par la déléguée du procureur de la République qui trouve abjecte son attitude. Vigile de son état, il a osé enlever son pantalon pour brandir son sexe devant la dame C. Sow qui de surcroît est mariée et mère d’un enfant. Les faits se sont déroulés dans l’appartement de celle-ci. L’enseignante n’en revient toujours pas de l’attitude du vigile de leur immeuble.

En relatant les faits, elle précise que ce jour-là, elle était seule dans son appartement. Pendant qu’elle préparait le dîner, le vigile A. S. a violemment toqué à la porte. Paniquée, dit-elle, elle s’empresse s’ouvrir après avoir demandé qui c’était. Le gardien de son immeuble lui demande 1000 francs. Altruiste, elle se dirige dans sa chambre et tire un billet de 2000 francs de son porte-monnaie qu’elle offre au vigile.

Au moment de fermer la porte, celui-ci, il retient la dame et lui demande une bouteille d’eau. Sans arrière-pensée et même si, dit-elle qu’elle a remarqué qu’il n’était pas dans son état normal, elle se dirige vers la cuisine pour lui remettre une bouteille d’eau fraîche. Grande fut sa surprise quand elle retrouve A. S, dos au mur brandir son sexe en le caressant.

« Sous le choc je lui ai intimé l’ordre de quitter mon appartement et il s’est exécuté. Instantanément, j’en ai parlé à ma voisine qui m’a dit qu’il n’en était pas à son premier coup d’essai. Traumatisée, j’ai appelé ma sœur pour qu’elle vienne dans mon appartement », a relaté la dame.

Le prévenu né en 1976 et célibataire conteste les faits. Ce même s’il reconnaît s’être rendu dans l’appartement de la dame. « Je n’ai fait que lui demander de l’argent parce que je n’avais pas encore perçu mon salaire. Ensuite, je lui ai demandé de l’eau avant de regagner mon poste. Je n’ai jamais ôté mon pantalon dans son appartement », s’est-il défendu. Alors qu’à l’enquête il avait tout avoué et avait même soutenu qu’il a senti de l’attirance pour la dame.

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Sa stratégie de défense n’a fait qu’irriter la déléguée du procureur. « Si tu ne peux pas contrôler tes envies sexuelles, tu jeûnes. Tu dis que tu es musulman et tu oses avoir de l’attirance pour la femme d’autrui. Si son mari était présent, tu n’allais jamais oser t’introduire dans son appartement pour faire ces choses glauques. Tu n’as rien à dire. Tes dénégations ne peuvent prospérer », lui a sévèrement asséné la déléguée du procureur qui a requis 2 ans d’emprisonnement ferme contre lui.

Pour son dernier mot, A. S. a fini par demander pardon au tribunal. « Si tu n’as rien à te reprocher pourquoi demandes-tu pardon ? », lui a interrogé le juge. « Je vous le jure que les faits ne se sont pas passés comme elle l’a relaté. Je n’ai rien fait », fulmine-t-il.

L’affaire a été mise en délibéré. Le juge rendra sa décision le 9 novembre prochain.

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