Vol de bijoux en or et de tissus: une commerçante traîne son amant en justice

Commerçante, âgée d’une trentaine d’années, Betty S. ne s’attendait pas à un tel scénario. Elle aurait subi un cambriolage, alors qu’elle purgeait une peine de trois mois pour trafic de visa.

arrestation

Un braquage qu’il a imputé au coiffeur Ousmane W. qui prétend être son époux. Dans sa narration des faits, Betty a expliqué avoir fait la connaissance de Ousmane par le biais d’un de ses amis policiers. Ne se doutant pas de sa personnalité toxique, il lui a raconté toute sa vie privée. C’est ainsi qu’ils ont commencé à se fréquenter. Ousmane W. aurait proposé à sa petite amie l’achat d’un véhicule Volkswagen en panne de moteur à 1.500.000 francs. Intéressée, Betty affirme avoir versé 3.200.000 francs pour l’ensemble des coûts de réparation. En plus de l’achat de preus évalués à 460.000 francs.

Toutefois, Ousmane n’a pas procédé à la livraison du véhicule jusqu’à présent. Entretemps, il aurait fait croire à sa victime qu’il est détenteur d’un pouvoir mystique. Ousmane aurait ainsi ensorcelé sa copine avec une potion magique et de la viande. Par la suite, il a fait entrer dans la danse ses deux amis féticheurs qui ont promis la richesse à sa concubine une fois à Dubaï à l’issue des bains mystiques. Sur ces entrefaites Betty a vendu son pressing pour financer le voyage.

C’est lorsqu’elle est revenue de Dubaï qu’elle a été arrêtée devant son amant à qui elle avait laissé les clés de son appartement. Betty sera reconnue coupable d’escroquerie et condamnée à trois mois de prison ferme. Mais, son amoureux ne lui a jamais rendu visite durant son séjour carcéral. Pis, il aurait dévalisé son appartement en emportant ses bijoux en or, les tissus qu’elle avait acquis à Dubaï et le montant de 163.000 francs. Dès sa sortie de prison, la commerçante a déposé une plainte à la section de Recherches de Colobane le 7 juillet dernier. Arrêté, Ousmane W. comparaissait hier, à l’audience des flagrants délits de Dakar pour abus de confiance.

Le prévenu « confirme » le mariage religieux

Né en 1983, le comparant a confessé que la partie civile est sa troisième femme. Ils se sont mariés depuis mars 2022. Pour prouver sa bonne foi, le polygame a produit une attestation de mariage d’une mosquée. Cependant, il a réfuté avoir cambriolé l’appartement de sa supposée femme, alléguant qu’il était parti se soigner au village durant son emprisonnement. D’ailleurs c’est la raison pour laquelle il n’est pas parti voir sa dulcinée à la prison. Des arguments que l’ex-détenue a dégagés en touche.

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« Je ne me suis jamais mariée avec lui. Depuis que j’ai consommé la viande qu’il m’avait servie, j’exécutais à la lettre ses vœux. Au début de notre relation, je ne savais pas qu’il était marié. Il a vécu chez moi jusqu’à ce qu’un jour une dame vient taper à ma porte pour me dire qu’elle est sa femme », a-t-elle avancé. De l’avis du conseil de la partie civile, il y a un cumul d’infractions réels. Le prévenu est coupable d’escroquerie, de charlatanisme, de vol et d’association de malfaiteurs.

« Même s’il y a mariage, il y a escroquerie au mariage. L’attestation de mariage est un faux. Il ne l’avait pas au moment de son interpellation », a asséné Me Alioune Badara Ndiaye qui a réclamé 50 millions francs en guise de dédommagement. Le parquet a requis l’application de la loi. Pour l’avocat de la défense, la partie civile ne dit pas la vérité. Le certificat de mariage montre aisément sa mauvaise foi.

« Le jour de la Tabaski, ils ont passé la nuit ensemble. Le lendemain, le prévenu a été convoqué au commissariat des Parcelles Assainies. Quand l’officier s’est rendu compte que les propos de la partie civile ne tiennent pas la route, il a laissé le prévenu. La partie civile est partie à la section de Recherches de Colobane pour déposer une nouvelle plainte. Elle veut se venger de son mari qui ne l’a pas rendu visite en prison. C’est la troisième fois qu’elle traîne un homme au tribunal », a martelé la robe noire. Au terme de sa plaidoirie, le juge a fixé son délibéré au 19 juillet prochain.

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