Après le Mont-Blanc, Mouhamed Tounkara vise le Kilimandjaro

Le Kilimandjaro est la prochaine cible de Mouhamed Tounkara. Février 2023 nous en donnera des nouvelles.

Mouhamed Tounkara sur le Mont-Blanc

Un ciel bleu dégagé en arrière-plan. Un sourire, tout aussi blanc que la neige sur laquelle est planté un piolet. Un sourire qui dit une fierté. La fierté de faire flotter le drapeau sénégalais au sommet du Mont-Blanc. Il a triomphé de la fatigue, surmonté le manque d’oxygène et relevé le défi. Mohamed Tounkara l’a fait : il est le premier Sénégalais à avoir grimpé sur le point culminant de la chaîne des Alpes. Dans le logiciel de ce Sénégalais, ingénieur en informatique, le bug «impossible» n’existe pas. Ainsi est-il programmé : «On peut transposer cette ascension du Mont-Blanc à nos activités de tous les jours. On sera souvent confronté à des gens qui vont nous dire que ce n’est pas possible. On sera souvent très éprouvé physiquement et mentalement, peu importe notre domaine d’activité. Mais, il faut garder en tête que tout est possible si on y croit et qu’on se donne les moyens d’y arriver.»

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Aussi faut-il reconnaître que l’ascension réussie par Mohamed Tounkara n’est pas sans doublement éprouver tout individu qui la tente. «Physiquement et mentalement», ainsi qu’il le dirait. «Ce n’était pas sans peine», dit-il ! Mieux (ou pire) d’ailleurs, rajoutera-t-il. Car M. Tounkara avoue avoir plusieurs fois vu sa vie défiler. Et il a fallu faire parler ce que l’humain a de plus basique dans sa constitution : s’adapter. «J’ai dû prendre des décisions qui m’ont sauvé la vie.» Et puisque l’erreur est aussi humaine que l’instinct de survie, il a fait des choix qui ne lui ont pas facilité la tâche. Mais ainsi en est-il des aventuriers, et Mohamed Tounkara se définit comme tel. Plus tôt dans sa vie, il a été enfant de troupe…

Dans ce volet, il annonce avoir toujours été «féru d’aventure et de dépassement de soi». Pour ça, il a jugé que le ski et le snowboard ne lui suffisaient plus. En effet, il est passé par ces deux-là. Ils lui ont certes fait découvrir la beauté de la montagne. Seulement, à l’allure descendante, à un moment, Mohamed a préféré la lenteur ascendante. «Il fallait que je commence à les gravir pour être en parfaite communion avec les montagnes.» «Etre en parfaite communion avec les montagnes…», l’esprit aventurier de l’ingénieur en informatique ne se prive pas de glisser sur la neige poétique.

Se challenger, accomplir, inspirer

Que de crevasses sautées, que d’éboulements de pierres qu’il a fallu éviter, que d’abnégation pour faire avec la neige qui n’était pas bonne et qui pouvait faire glisser l’escaladeur Tounkara. La nature ne semblait pas trop encline à collaborer à l’exploit. Plutôt, les désagréments engendrés par le réchauffement climatique. Avec ce dernier, «les conditions d’ascension du Mont-Blanc sont plus difficiles», témoigne-t-il. Et il a fallu faire avec. «L’ascension en elle-même a duré deux jours, mais toute l’expédition avec la période d’acclimatation a duré cinq jours.» Et pourtant, Mohamed ne fait pas toute une montagne de son exploit d’être pour le moment le seul enfant du pays de la Teranga à avoir gravi le Mont-Blanc. «Le fait d’être le premier Sénégalais ne me procure pas vraiment un plaisir particulier.» Parce que, poursuit-il, «ce qui est le plus important pour moi c’est d’avoir été au bout de cette épreuve et prouver au monde qu’on peut être Sénégalais, grandir au Sénégal et gravir la plus haute montagne de l’Europe occidentale». «Un challenge personnel» donc, affronté «en parallèle pour tous mes compatriotes», a été l’expédition pour lui. Et au finish, «un sentiment de satisfaction et d’accomplissement profond». Ce, «dans des conditions très extrêmes». De quoi se réjouir, sachant que «cet exploit pouvait inspirer la jeunesse sénégalaise et africaine à s’intéresser à ces domaines dans lesquels les Africains sont malheureusement très peu représentés».

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L’écho de la voix de l’aventure résonne encore dans les montagnes, et Mohamed Tounkara est loin de faire la sourde oreille. Cette fois-ci, c’est le Kilimandjaro, imposant comme ses plus de 5800 mètres d’altitude, qui appelle. L’appel de la plus haute montagne d’Afrique trouve répondant en la personne du Sénégal. Un autre challenge en vue, et qui devra être préparé. Avec de l’acclimatation qui peut durer deux à trois jours, histoire de laisser son corps s’adapter à l’altitude. Quant à la préparation mentale, est-il besoin de rappeler que M. Tounkara est l’aventure dans l’âme ? Rendez-vous en février…

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