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2.2 milliards de dollars pour le Sénégal : le FMI dévoile les détails de l'accord

Le FMI a détaillé le programme de 2,2 milliards de dollars conclu avec le Sénégal au Conseil d'administration, et son interaction avec le processus de restructuration de la dette.
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La question de la restructuration de la dette du Sénégal a été largement abordée par la Directrice de la Communication du Fonds monétaire international (Fmi). Répondant à plusieurs interpellations au cours d’une conférence de presse ce 10 septembre, Julie Kozack est revenue sur la présentation du programme conclu avec le Sénégal au Conseil d'administration, et son interaction avec le processus de restructuration de la dette.

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Elle explique : «Nos politiques au Fmi nous permettent de soumettre le programme à notre Conseil d'administration pour examen, même si le Sénégal poursuit ses discussions sur la restructuration de sa dette avec ses créanciers. Cela signifie que si le programme est approuvé par notre Conseil d'administration, le Fmi fournira un financement au Sénégal, ce qui pourra contribuer à couvrir certains de ses besoins de financement immédiats, notamment en matière de services publics et d'autres dépenses prioritaires.»

Toutefois, a-t-elle précisé, il s’agit d’une question interne, la conception et la portée de tout traitement de la dette étant du ressort des autorités sénégalaises et de leurs créanciers : «Le rôle du Fmi est de collaborer avec les autorités sur le cadre macroéconomique et les politiques économiques qui le sous-tendent, puis de préparer l'analyse de la viabilité de la dette. L'objectif des politiques intégrées au programme et du traitement de la dette est de rétablir la viabilité des finances publiques du Sénégal, en fonction du type d'analyse de la viabilité de la dette que nous allons utiliser.» 

Kristalina Georgieva est DG du FMI depuis le 1er octobre 2019
Kristalina Georgieva est DG du FMI depuis le 1er octobre 2019
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Pour ce qui est du Cadre commun du G20 auprès duquel le Sénégal prévoit d’entreprendre un traitement de sa dette extérieure afin de remédier à sa forte vulnérabilité, Julie Kozack affirme que le Fmi salue l’initiative et est prêt à soutenir le processus. Suivant ses explications, lorsque les autorités nationales et leurs créanciers y consentent, le Fonds peut également user de ses bons offices pour faciliter le dialogue entre créanciers et débiteurs dans le cadre d'une restructuration de la dette, si la demande lui est faite et en respectant les délais et modalités.

«Ce que je souhaite préciser à ce sujet, c'est que le cadre commun offre aux créanciers un moyen d'améliorer leur coordination, notamment avec les débiteurs. Il ne détermine pas nécessairement si un type de traitement de la dette doit être appliqué. Il peut s'appliquer à différents types de restructuration de la dette. Il n'implique donc pas un traitement particulier. Il s'agit plutôt d'un moyen de garantir que la restructuration de la dette se déroule de manière ordonnée et dans les délais impartis.»

Le FMI va débloquer 500 millions de dollars pour alléger la dette de 25 pays parmi les plus pauvres du monde.Crédit : AFP
Le FMI va débloquer 500 millions de dollars pour alléger la dette de 25 pays parmi les plus pauvres du monde.Crédit : AFP

Julie Kozack soutient que l'objectif d’un tel programme est de garantir que, lors de l'élaboration de l'analyse de la viabilité de la dette et du programme macroéconomique dans son ensemble (prenant en compte le financement du Fmi, celui des autres donateurs et tout financement issu de la restructuration de la dette), le Sénégal ne présente plus de déficits de financement. Cependant, les modalités de mise en œuvre restent à définir par le Sénégal et ses créanciers.   

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