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Accord avec le Sénégal : la Bceao valide le rapprochement avec le Fmi

BCEAO (1)
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La Bceao salue l’accord conclu entre le Sénégal et le Fmi, mais appelle à la plus grande prudence sur le traitement de la dette. Jean-Claude Kassi Brou pose une ligne rouge : préserver à tout prix le marché financier régional, présenté comme le socle du financement des États et des économies de l’Uemoa.
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Au lendemain de l’accord conclu avec le FMI, le gouverneur de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, Jean-Claude Kassi Brou, a livré une position à la fois favorable et prudente. La BCEAO salue l’accord entre Dakar et le Fonds, qu’elle considère comme un levier pour restaurer la stabilité macroéconomique et budgétaire. Mais elle fixe une condition majeure : le traitement de la dette sénégalaise ne doit pas déstabiliser le marché financier régional, présenté comme le socle du financement des États et des économies de l’Union.

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Pour Jean-Claude Kassi Brou repris par L'OBS, le retour du Sénégal dans un cadre formel avec le FMI est une bonne nouvelle. L’accord conclu vise notamment à restaurer la stabilité macroéconomique et la viabilité de la dette sénégalaise. Pour la BCEAO, sa mise en œuvre pourrait contribuer à rétablir la confiance, renforcer la stabilité budgétaire, et à consolider le secteur bancaire sénégalais et, plus largement, celui de l’Union. Mais le gouverneur refuse de brûler les étapes. La Banque centrale veut attendre que les discussions sur le traitement de la dette soient finalisées avant de commenter les modalités précises.

Protéger le marché régional

Depuis plusieurs mois, la BCEAO répète que toute opération sur la dette sénégalaise doit préserver le fonctionnement du marché financier régional. Le gouverneur l’a encore martelé : «il était important qu’ils gardent dans l’esprit qu’il était essentiel de préserver le marché financier régional». Pourquoi cette insistance ? Parce que ce marché constitue, selon lui, « le socle du financement des États et de l’économie de la région ». Une déstabilisation pourrait affecter la confiance des investisseurs et compliquer le financement futur des États de l’UEMOA. La Banque centrale se place donc sur une ligne de crête : accompagner la recherche d’une solution à la dette sénégalaise, sans permettre que cette solution produise un choc sur le marché régional.

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BCEAO
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Le gouverneur reste particulièrement prudent lorsqu’il est interrogé sur le périmètre exact du traitement de la dette, notamment sur les créanciers étrangers exposés à des titres en francs CFA, renvoyant aux autorités sénégalaises et à leurs créanciers pour les détails. Cette prudence intervient alors que Dakar a engagé un Plan de traitement de la dette du Sénégal (PTDS). Le gouvernement affirme vouloir restaurer la soutenabilité de la dette tout en préservant le marché financier régional.

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