A 10 ans, il est drogué et violé à plusieurs reprises par un manœuvre homosexuel
A Grand-Yoff, uun garçon de 10 ans a été transformé en objet sexuel par un manœuvre homosexuel qui l’a, en sus, plongé dans un cycle d’addiction à la drogue (chanvre indien). Le fait qui est sur toutes les lèvres au populeux quartier de Grand-Yoff a atterri au commissariat d’arrondissement de Grand-Yoff, où les limiers ont réussi à placer en garde-à-vue le mis en cause. Un dénouement qui intervient après plus de 2 années d’abus sexuels subis par le jeune, F. Mb, à peine âgé de 10 ans.
A l’époque, relate L'OBS, la maman du môme remarquait que son fils «présentait des troubles du comportement caractérisés par des fugues répétées du domicile familial jusqu'à des heures indues.» Seulement, la bonne dame était loin d’imaginer la cause de ces troubles psychiques répétés. Déboussolée et ne sachant plus à quel saint se vouer, la maman choisit de soumettre son fils à un interrogatoire.
Sous le poids des interpellations, le garçon finit par craquer et décide de révéler toute l’histoire. A sa maman, l’adolescent confie «avoir été fortuitement abordé un jour par un individu (dont il ignorait l’identité), aux abords du terrain de la Zone de Captage, sis à Grand-Yoff». Les confessions poignantes du garçon et les actes contre-nature au centre Talibou Dabo
Les confessions de la victime
Le jeune F. Mb jure la main sur le cœur que l’individu en question, «l'invitait régulièrement à son domicile et parfois dans l’enceinte du centre pour handicapés de Talibou Dabo.» Là, poursuit le môme, l’adulte «l’initiait régulièrement à la consommation du chanvre indien. Se pose alors cette question principale: Mais à quelle fin ? La réponse est des plus atterrantes.
Le jeune F. Mb assure que l’adulte en question l’entraînait dans cette consommation de drogue afin d’entretenir avec lui des rapports sexuels contre-nature. Cependant, pour acheter le silence de l’adolescent et pérenniser son vicieux dessein, l’individu lui offrait à chaque fois, «la modique somme de 50 FCfa, ou mieux, des denrées alimentaires (pain au thon)». Le 18 mai 2026, le mineur fugue à nouveau.
Il quitte le domicile parental jusqu’à une heure tardive. Sermonné, il a fini par conduire ses parents au domicile du suspect, en compagnie des éléments de la brigade de recherches de la police de Grand-Yoff. La descente a permis d’identifier le suspect sous le nom d’O. Ka, domicilié à la Zone de Captage.
Les résultats accablants du diagnostic médical
Nous sommes le 20 avril 2026, la dame M. D. S, maman du garçon, saisit les limiers de Grand-Yoff d’une plainte contre X, visant les infractions de mise en danger de la vie d'autrui par administration de substances nuisibles, corruption de mineur et actes contre-nature. Articulant ses récriminations, la maman désemparée détaille l’histoire renversante vécue par son fils (telle que relatée ci-dessus) et qui, à l’en croire, remonte dans le courant de l'année 2025.
Pour y voir plus clair, les enquêteurs de Grand-Yoff ouvrent une enquête et procèdent à une réquisition à personne qualifiée aux fins d'examens médico-légaux (proctologique), adressée au Directeur de l'hôpital général Idrissa Pouye. Dans cet établissement sanitaire, le médecin réquisitionné à cet effet, consulte le jeune F. Mb et livre ses conclusions qui attestent que «le garçon présente des traces de violences récentes compatibles avec une pénétration anale possible».
Né le 20 octobre 2004 à Ndiaw-Djeol, O. Kâ, manœuvre de profession, a été cueilli, hier, et conduit à la police. Au cours de son audition, O. Kâ adopte pour moyen de défense, un système de dénégation systématique, allant jusqu’à nier connaître le garçon qui l’a formellement identifié. Les policiers vont, en sus, procéder à des vérifications d'usage et autres constatations matérielles qui vont conforter les allégations de la victime. Sur instruction du procureur de la République, O. Ka a été placé en garde-à-vue. Il devrait, en principe, être déféré ce matin au parquet.