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Abdourahmane Diouf : "Diomaye est un homme de paix, un PM est un "sourga""

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Le ministre de l'Environnement, Abdourahmane Diouf a réagi à la sortie du président de la République. Dans un entretien avec L'OBS, il adoube Diomaye Faye qu'il qualifie de "démocrate, d'homme de paix et de dialogue"
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"Diomaye est un démocrate"

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"C’est un démocrate, un homme de paix, de dialogue, de développement convaincu qui s’est exprimé samedi soir. Et Dieu sait que sa mission est difficile face aux défis mondiaux et au contexte national dont il a hérités. Malgré toutes les vicissitudes, le Président a choisi la paix !Le Président de la République est le gardien de la Constitution, le garant du fonctionnement régulier de nos institutions et de leur continuité. Il est nécessaire qu’il assume la plénitude de ces fonctions dont dépend notre souveraineté, dont dépend simplement notre survie en tant qu’Etat."

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"Il ne peut y avoir ni de dyarchie ni de dualité à la tête de l'Etat"

"La constitution du Sénégal ne prévoit ni dyarchie, ni dualité à la tête de l’Etat. Elle prévoit un simple bicéphalisme de l’exécutif avec un Président de la République, chef de l’Etat et un Premier Ministre, chef du Gouvernement. Le dispositif est tellement clair que c’est le seul Chef de l’Etat qui bénéficie de la légitimité du suffrage universel, c’est lui qui détermine la politique de la nation, c’est lui qui nomme et révoque le Premier Ministre et les membres du Gouvernement. D’ailleurs, le Premier Ministre est responsable à la fois devant le Chef de l’Etat et devant l’Assemblée nationale. Ceci traduit toute la cohérence de notre régime qui est dualiste et à primauté présidentielle. Elle ne laisse aucune place à aucune forme de pouvoir partagé ou concurrent."

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"Toute polémique à ce niveau serait malsaine et insidieuse. Les rapports entre les différentes institutions de la République ne sont déterminés ni par la volonté des acteurs, ni par leur comportement, ni par les polémiques mais par la Constitution et par seulement la Constitution. Enfreindre cette règle, et ne pas l’assumer reviendrait à violer la Constitution et à remettre en cause de façon grave le substrat juridique sur lequel notre Etat est bâti. Et dans ce cas, nous serions tous en danger du fait de l’insécurité juridique qui serait consacrée. Ce serait la fin de la République. La primauté constitutionnelle du Président de la République, en droit et dans la pratique politique  est telle, que soulever un débat sur une quelconque dualité serait hors des limites de la République. Il ne peut y avoir ni de dualité ni de cohabitation, douce ou rude, dans les circonstances politiques du moment, où la majorité parlementaire est pensée et orientée au support exclusif de l'action présidentielle."

"Toute la mouvance se mobilise autour de Diomaye"

ECONOMIE : DR ABDOURAHMANE DIOUF QUITTE LE CLUB DES INVESTISSEURS SÉNÉGALAIS (CIS)
ECONOMIE : DR ABDOURAHMANE DIOUF QUITTE LE CLUB DES INVESTISSEURS SÉNÉGALAIS (CIS)

"Une fois le Président de la République élu, toute sa mouvance s'est mobilisée pour lui trouver une majorité nécessaire pour gouverner, une majorité diomayenne pour accompagner le Chef de l’Etat élu le 24 mars 2024. C'est cela la réalité politique qu'aucune tentative de déconstruction ne pourrait remettre en cause, sauf à désaxer au profit d'autres intérêts politiques, et opter pour un but contre son propre camp."

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