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Avec le recul, Adiouza porte aussi un regard sans concession sur l’industrie musicale actuelle, où le talent ne pèserait plus, selon elle, aussi lourd qu’autrefois. Entre réseaux sociaux, marketing, quête de visibilité, héritage artistique et volonté de préserver sa vie privée, elle assume désormais un choix : faire de la musique sans se plier aux codes du mainstream.

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"Je me voyait déjà comme une future chanteuse internationale"

La fille de Ouza Diallo a le sentiment d’être passée à côté d’une partie de la carrière qu'elle aurait pu avoir. "À mes débuts, beaucoup de personnes me voyaient déjà comme une future chanteuse internationale. C’est une ambition que je n’ai pas totalement réussi à accomplir. Avec le recul, je pense que je me suis trop projetée vers l’international, en oubliant parfois de consolider suffisamment ma base au Sénégal", reconnait-elle ?

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Elle ajoute : "Or, je trouve que la reconnaissance nationale est extrêmement importante pour un artiste. Aujourd’hui, lorsque je vois des artistes de la nouvelle génération partir dans la diaspora et assumer de jouer essentiellement pour le public sénégalais, cela me rend fière. Ils n’ont pas honte de rester attachés à leur public et à leur identité. C’est quelque chose que je conseillerais aux jeunes artistes, soyez fiers de faire une musique destinée d’abord à votre public."

"Restez-vous-même"

"Regardez un artiste américain, il ne va pas forcément changer sa langue ou adapter sa musique simplement pour séduire le Sénégalais qui l’écoute. Il reste lui-même. J’aime ce nationalisme-là chez la nouvelle génération. Pour ma part, j’ai peut-être voulu aller trop vite vers l’international avant d’avoir suffisamment conforté ma fan-base au Sénégal. C’est l’un de mes regrets", regrette-t-elle.

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