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Affaire Ouzin Keita : des lubrifiants et des préservatifs à gogo saisis

Du neuf dans l'affaire Ouzin Keita et Cie. Les suspects filmaient leurs ébats sexuels, à l'insu de leurs partenaires. Ces vidéos intimes servaient ensuite de monnaie d'échange pour escroquer ou extorquer des fonds aux victimes qui craignaient de voir les films pornographiques diffusés sur la toile.
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Ouzin Keita et sa bande filent vers l'instruction

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Les choses se compliquent pour Ousseynou Keïta alias Ouzin Keïta et ses 13 co-accusés. Acheminés, hier, devant le procureur de la République du Tribunal de Dakar par la Division des investigations criminelles (Dic), Ouzin Keïta et sa bande ont fait l’objet d’un retour de parquet. Selon des sources concordantes, leur dossier va faire l’objet d’ouverture d’une information judiciaire. Arrêtés le week-end dernier, Ouzin et sa bande sont poursuivis pour association de malfaiteurs, proxénétisme, escroquerie, chantage et extorsion de fonds, actes contre-nature, transmission volontaire du VIH et consommation de drogue.

Les enquêteurs saisissent également des lubrifiants, des préservatifs en quantité

Au départ, il ne s’agit que d’une suspicion d’usage de drogue qui a poussé des éléments de la Division des investigations criminelles (Dic) à faire une descente dans un appartement du quartier Ouest-Foire. Ils découvrent des comprimés d'ecstasy, dont certains sont en cours de consommation. Ce n'est pas tout. Les enquêteurs saisissent également des lubrifiants, des préservatifs en quantité. L'enquête prend une tout autre dimension. Dans l’appartement, Ouzin Keïta (39 ans) ; G. Coly (21 ans) ; M. Guèye (24 ans) ; C.T. Seck (25 ans) ; A. Mboup (19 ans) ; P.M. Coumbassa (20 ans) ; C.A. Diagne (24 ans) ; B. Fall (19 ans) ; M. Faye (21 ans), K. Ndiaye (20 ans), M. Gassama (23 ans) ; A. Ndoye (20 ans) ; P. Ndiaye (18 ans) et, contre toute attente, un mineur de 14 ans prénommé M. Diouf, dont la présence interroge.

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Une affaire de sextorsion

Tous les quatorze sont embarqués et placés en position de garde à vue. Il ressort des premiers éléments, l'existence d'un important réseau de proxénétisme avec un mode opératoire atypique. Les suspects filmaient leurs ébats sexuels, à l'insu de leurs partenaires. Ces vidéos intimes servaient ensuite de monnaie d'échange pour escroquer ou extorquer des fonds aux victimes qui craignaient de voir les films pornographiques diffusés sur la toile.

Ouzin Keïta a avoué être séropositif

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Pour le moment, tous sont présumés, selon des sources de L'OBS, appartenir à un réseau aux pratiques sexuelles marginales, ce qui leur vaut d'être poursuivis pour «actes contre-nature», un chef d'accusation qui alourdit le tableau. A noter qu’Ouzin Keïta a avoué aux enquêteurs être séropositif. Une révélation qui prend une dimension dramatique au regard du chef d'inculpation de «transmission volontaire du VIH-Sida» visé dans la procédure. Le dossier, déjà volumineux, promet encore de nombreuses révélations.

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