Publicité

Pikine-Guédiawaye : sept employés de Diodio Glow Skin devant le tribunal ce mercredi

Sept employés de l’entreprise cosmétique Diodio Glow Skin ont été écroués sur décision du parquet près le Tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye. Poursuivis pour vol et association de malfaiteurs, ils seront jugés en flagrant délit ce mercredi.
Publicité

L’affaire impliquant sept agents de la société Diodio Glow Skin connaît une nouvelle évolution judiciaire. Selon des informations concordantes, les mis en cause ont été placés sous mandat de dépôt à l’issue de leur présentation, le lundi 27 avril, devant le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye. Les faits remontent à la soirée du 22 avril 2026. Ce jour-là, le gardien de l’entreprise découvre des produits cosmétiques notamment des gels de douche et des laits corporels dissimulés dans des sacs-poubelles à l’intérieur des locaux.

Publicité

Il alerte aussitôt le gérant, après avoir pris des photographies des articles suspectés d’être destinés à une sortie frauduleuse. Le lendemain, une réunion du personnel est organisée par la direction. Au cours de celle-ci, l’un des employés, identifié comme étant Alassane Patrice Badji 35 ans , reconnaît les faits et met en cause plusieurs de ses collègues notamment Serigne Fallou Guèye, 32 ans , Amadou Sarr dit Omar, 26 ans , Diène Seck dit Bernard, 27 ans , Assane Touré, 32 ans , Amady Faye, 32 ans et Katim Touré, 26 ans. D’après ses déclarations, les vols se seraient déroulés sur une période d’environ deux ans. Des éléments matériels, notamment des images retrouvées dans les téléphones de certains suspects, viendraient appuyer ces accusations.

Publicité

Le préjudice provisoire est estimé à près de 4,5 millions de francs CFA. Une plainte a été déposée dès le 23 avril auprès des services du commissariat d’arrondissement de Golf-Sud, déclenchant l’ouverture d’une enquête. Selon la directrice de Diodio Glow Skin, le préjudice global serait bien plus important que les premières estimations. Elle évoque une perte dépassant les 200 millions de francs CFA, résultant de détournements présumés qui remonteraient à l’année 2023. À l’issue des investigations, les sept employés ont été interpellés puis déférés devant le parquet. Ils sont poursuivis pour association de malfaiteurs et vol au préjudice de leur employeur. Par ailleurs, la responsable de l’entreprise aurait annoncé, dans une déclaration publique, son intention de se désister de la procédure. Une décision qui n’a toutefois pas suspendu l’action du ministère public, le parquet ayant choisi de poursuivre les faits. Les prévenus devront comparaître ce mercredi devant le tribunal pour répondre des charges retenues contre eux, dans le cadre d’une procédure de flagrant délit.

Publicité
Dernières vidéos
Publicité