Le chef de la junte au Mali, Assimi Goïta, a déclaré mardi que « la situation est maîtrisée », trois jours après une série d’attaques coordonnées ayant visé des positions stratégiques à travers le pays. S’exprimant pour la première fois depuis ces événements, dans une adresse diffusée sur la chaîne publique ORTM, le dirigeant malien a néanmoins évoqué une situation « d’extrême gravité », appelant les citoyens au calme et à l’unité nationale. Ces attaques, attribuées à des groupes armés, notamment le JNIM, allié à des combattants du Front de libération de l’Azawad, ont ravivé les tensions sécuritaires dans le pays, en particulier dans les régions du nord où les offensives se poursuivent.
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Face à cette situation, Assimi Goïta a indiqué que le dispositif militaire avait été renforcé, précisant que « les opérations de ratissage, de recherche, d’exploitation du renseignement et de sécurisation se poursuivent » sur l’ensemble du territoire concerné. Le chef de l’État a également lancé un appel à la mobilisation générale, exhortant la population à « s’ériger contre la division et la fracture nationale ». « Le Mali a besoin de lucidité et non de panique », a-t-il insisté. Selon un bilan provisoire communiqué à l’AFP par une source hospitalière, les attaques ont fait au moins 23 morts, parmi lesquels des civils et des militaires. Le pays reste confronté à une situation sécuritaire fragile, marquée par une recrudescence des violences armées et une incertitude persistante quant à l’évolution de la crise.