Affaire Softcare : blanchie par les conclusions officielles, l’entreprise annonce des poursuites judiciaires
L’entreprise Softcare Industries se retrouve de nouveau au centre de l’actualité après la conférence de presse tenue le 5 mars par le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Ibrahima Sy. Lors de cette sortie médiatique, le ministre a présenté les conclusions des investigations menées autour des produits de la société, des conclusions qui, selon lui, ne révèlent aucun danger pour les consommateurs. Malgré ces déclarations officielles, l’entreprise affirme continuer à faire face à ce qu’elle considère comme une campagne de dénigrement dans l’espace public et médiatique. Softcare estime que certaines prises de position persistent à remettre en cause les résultats de l’enquête, alors même que les analyses scientifiques n’ont identifié aucun risque sanitaire lié à ses produits. Selon les éléments présentés par le ministre de la Santé, les investigations menées par un comité ad hoc n’ont révélé aucune preuve scientifique attestant l’utilisation de matières premières dangereuses dans les produits commercialisés par Softcare.
Le rapport indique notamment que les matières premières analysées ne contiennent pas de substances nuisibles pour la santé des utilisateurs. Les résultats évoquent également l’absence d’alerte sanitaire, de signalement en matière de matériovigilance ou encore de données épidémiologiques pouvant établir un risque pour les consommateurs. Pour renforcer ces conclusions, des analyses ont été réalisées par des laboratoires internationaux indépendants, notamment GALAB Laboratories et SGS. Les tests effectués ont confirmé la conformité des produits aux standards internationaux, y compris aux exigences de sécurité appliquées dans l’Union européenne. Le rapport présenté par les autorités évoque également des incohérences dans certaines procédures d’inspection menées par l’Autorité de Régulation Pharmaceutique du Sénégal. Parmi les manquements relevés figurent notamment des défauts de traçabilité des matières premières, l’absence de prélèvements d’échantillons destinés à des analyses approfondies ou encore le défaut de mise sous scellé des produits concernés.
Ces éléments ont conduit le comité d’enquête à considérer que certaines décisions prises auparavant, notamment le retrait du marché de certains produits comme les couches pour bébés ou les serviettes hygiéniques, ne reposaient pas sur des preuves matérielles suffisantes. Face à la persistance de critiques et d’accusations publiques, Softcare Industries affirme désormais vouloir passer à l’action sur le plan judiciaire. Dans un communiqué, l’entreprise indique qu’elle se réserve le droit de poursuivre en justice toute personne ou organisation impliquée dans ce qu’elle considère comme des campagnes de dénigrement ou de désinformation visant ses produits et sa réputation. La société précise d’ailleurs avoir déjà engagé des procédures judiciaires contre certains acteurs accusés d’avoir diffusé des informations qu’elle juge erronées.