ASER/ Jean Michel Sène solde ses comptes après son départ : «Lépp ag cant la, ñeel ko moom Yàlla sunu borom»
Jean Michel Sène, DG sortant a tenté de défendre ses réalisations face à un successeur qui arrive avec la mission d'auditer, de restructurer. Conséquence : la passation de pouvoir entre le DG sortant et le DG entrant fut marquée par des piques et des attaques indirectes. Le sortant tente de sacraliser son action tandis que l’entrant insiste sur les dossiers en souffrance.
"Je suis un homme intègre"
Son départ de l’ASER survenu sur fond de polémiques autour de l'affaire dite des "37 milliards de l'ASER" (liée à des soupçons de surfacturation et des garanties contestées par la société civile et l'opposition), a poussé le DG sortant à laver son honneur en public et envoyé des répliques bien ciblées. « Je ne saurais terminer sans dire un mot sur trois valeurs qui ont toujours guidé mon action : l’intégrité, la dignité et le professionnalisme. Durant ces deux années, nous avons fait l’objet d’une exposition médiatique rarement connue dans l’histoire de l’institution », charge-t-il.
Avant de rembobiner : « Mais nous avons toujours fait le choix de garder notre sérénité, notre dignité et notre ligne de conduite. Au-delà du bruit, du vacarme médiatique, des pressions et des influences de toute nature, il reste, au bout du chemin, une seule chose : la vérité. Et seule la vérité est souveraine. » Il rajoute une couche : « Notre engagement nous a déjà confrontés à des épreuves beaucoup plus lourdes : des arrestations massives, la prison, la répression, la torture, les mutilations et, plus douloureux encore, la perte de nos frères d’engagement. Alors, face à de telles épreuves, que représentent plus 300 Unes mensongères mettant en avant ma photographie dans un registre défavorable ? Que représentent quelques commentaires ou quelques calomnies médiatiques ? Bien peu de choses. »
« A l’ASER, je dis bien, personne ne nous prendra à défaut »
Il poursuit sa diatribe : « Le Système que théorise notre parti le PASTEF et son leader Ousmane SONKO résiste au changement. Il s’accroche à ses habitudes, à ses intérêts et à ses privilèges. Mais notre conviction reste la même : ce qui appartient au peuple doit revenir au peuple. Pour reprendre l’image biblique, il faut rendre à César ce qui est à César, donc rendre au peuple ce qui lui revient. Nous savions, dès le début, que cela ne se ferait pas sans résistance. Mais seul le peuple nous oblige. » Jean Michel Sène enfonce le clou : « Dans ce service au peuple durant ces deux dernières années, personne, je dis bien, personne ne nous prendra à défaut. L’intégrité et la dignité ont toujours guidé nos choix, y compris le choix qui a déclenché notre départ à la tête de l’ASER. « Tout est grâce », en effet. «Lépp ag cant la, ñeel ko moom Yàlla sunu borom»