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Assemblée nationale : Abdou Mbow accuse le pouvoir de “forfaiture électorale” (vidéo)

L’examen de la proposition de loi modifiant le Code électoral a donné lieu à de fortes tensions ce mardi à l’Assemblée nationale. Le député Abdou Mbow, président du groupe parlementaire Takku Wallu, a vivement critiqué un texte porté par le pouvoir, qu’il juge taillé sur mesure, allant jusqu’à mettre en cause la responsabilité du chef de l’État Bassirou Diomaye Faye .
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Les travaux parlementaires consacrés à la modification du Code électoral ont débuté ce mardi matin dans un climat politique tendu. Les députés ont entamé l’examen d’une proposition de loi portée par la majorité, visant une refonte de plusieurs dispositions du dispositif électoral en vigueur. Dès l’ouverture des débats en séance plénière, le député Abdou Mbow, figure de l’opposition et président du groupe parlementaire Takku Wallu, a exprimé de vives critiques à l’encontre du texte soumis.

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NOUVEAU BUREAU DE L'ASSEMBLÉE NATIONALE : CISSÉ LÔ EJECTÉ, ABDOU MBOW PROMU
NOUVEAU BUREAU DE L'ASSEMBLÉE NATIONALE : CISSÉ LÔ EJECTÉ, ABDOU MBOW PROMU

Selon lui, la réforme en discussion aurait été conçue sans consensus préalable, rompant avec les pratiques traditionnelles de concertation autour des réformes électorales. L’élu accuse le camp présidentiel de vouloir adapter le cadre légal à des objectifs politiques précis. Il estime que la proposition de loi serait « taillée sur mesure » afin de faciliter, selon ses termes, la participation d’un responsable politique majeur à l’élection présidentielle de 2029. Dans ses déclarations, le député a également mis en cause l’attitude du Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, estimant que son absence de position clairement exprimée sur le texte le placerait dans une posture de responsabilité politique indirecte.

Il a ainsi affirmé que le chef de l’État deviendrait, selon lui, « complice de cette forfaiture électorale ». Poursuivant ses critiques, l’opposant a dénoncé une gouvernance qu’il juge déséquilibrée, estimant que l’exécutif serait en train de fragiliser certains acquis institutionnels et économiques du pays. Sur le fond, la proposition de loi vise notamment la révision des articles L.29 et L.30 du Code électoral. Le texte prévoit une redéfinition des cas d’inéligibilité, limités à certaines infractions graves telles que la corruption, le détournement de fonds publics ou encore le blanchiment de capitaux. L’article L.30, particulièrement controversé, introduit par ailleurs une restriction supplémentaire en excluant du processus électoral les personnes condamnées à une amende supérieure à 200 000 FCFA.

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